Jean-Baptiste Desmolin

1751 - 1843

Informations générales
  • Né le 30 janvier 1751 à Lectoure (Gers - France)
  • Décédé le 13 décembre 1843 à Agen (Lot-et-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 19 mai 1799
Département
Gers
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député aux Cinq-cents, né à Lectoure (Gers) le 30 janvier 1751, de Jean Desmolin, médecin et Françoise Blanc, mort à Agen (Lot-et-Garonne) le 13 décembre 1843, il était avocat à Lectoure, lorsqu'il fut élu, le 24 vendémiaire an IV, déluté du Gers au Conseil des Cinq-cents, par 164 voix sur 299 votants.

Il déposa (7 frimaire an IV), au projet de loi sur le remplacement des tribunaux et des administrations; fit un long discours (29 pluviôse) sur l'arbitrage forcé et sur les tribunaux de famille ; lut un projet (6 floréal) sur le droit de successibilité des enfants naturels (ajourné) ; fit une motion (7 messidor) sur le rachat des baux à moitié fruits ou autre proportion (renvoyé à une commission); défendit (11 fructidor) une proposition d'amnistie pour délits relatifs à la révolution; présenta (24 brumaire an V) une motion d'ordre sous forme de message au Directoire, l'invitant à prendre des mesures promptes et efficaces pour que les militaires estropiés n'aillent pas mendier, et pour assurer à chacun une subsistance honnête par les seuls secours de l'Etat (adopté).

Il fut élu secrétaire du Conseil, le 1er ventôse an V; fut nommé rapporteur (16 germinal) d'un projet de résolution tendant à mettre à la disposition du ministre de la marine cent mille francs pour secourir les citoyens déportés en France, par ordre de l'assemblée coloniale de l'Ile de France, et à autoriser le Directoire à faire rentrer ces citoyens dans la jouissance de leurs biens séquestrés par ordre de ladite assemblée (rejeté) ; présenta (14 floréal) un rapport sur les lois inconstitutionnelles, et rendit compte des idées de la commission à cet égard; lut un nouveau rapport (21 vendémiaire an VI) sur les secours à accorder aux militaires blessés (ajourné) ; combattit (22 brumaire) une motion en faveur des enfants naturels; demanda (6 messidor) qu'il fût accordé une pension alimentaire aux enfants nés hors mariage (ajourné); fit voter (28 pluviôse an VII) qu'il ne serait fait aucune retenue sur les pensions accordées aux défenseurs de la patrie; et fut réélu secrétaire du Conseil, le 1er germinal an VII.

Partisan du coup d'Etat de brumaire, il fut nommé, par le nouveau gouvernement, président du tribunal civil de Lectoure (4 prairial an VIII); l'empereur l'appela (24 avril 1811) aux fonctions de conseiller à la cour impériale d'Agen; il attendit à ce poste l'heure de la retraite, et mourut à un âge très avancé.

Date de mise à jour: juillet 2020