Paul Gauran

1758 - 1841

Informations générales
  • Né le 2 avril 1758 à Lectoure (Gers - France)
  • Décédé le 6 février 1841 à Pérès (Gers - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 avril 1797 au 10 novembre 1799
Département
Gers
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, né à Lectoure (Gers) le 2 avril 1758, mort à Pères (Gers) le 6 février 1841, « fils à Jean Gaurran, bourgeois, et à Jeanne Sentons, mariés, » il se mêla de bonne heure au mouvement révolutionnaire et fut procureur de district.

Il avait été ensuite élu juge de paix; mais, à la séance du Conseil des Cinq-Cents du 24 nivôse an IV, cette élection fut annulée sous prétexte de pression et de réunion d'électeurs en armes. Le 24 germinal an V, il fut élu député du Gers au conseil des Cinq-Cents, par 73 voix sur 88 votants.

A la séance du 18 frimaire an VI, il fit adopter l'ordre du jour sur une pétition des créanciers du prince de Bourbon-Conti, demandant la main-levée du séquestre mis sur ses biens; le 28 pluviôse suivant, il réclama la diminution des contributions foncières du Gers; le 24 ventôse, il prononça un discours violent contre l'Angleterre, discours qu'il termina par ces mots: « Je demande qu'il soit arrêté que le président, en levant les séances du Corps législatif, manifestera la haine de la nation française en répétant ces mots.: Vengeance! vengeance contre le gouvernement anglais, oppresseur de toutes les nations. » Le 1er floréal an VI, il fut élu secrétaire du Conseil des Cinq-Cents. Le 19 floréal suivant, il prit la défense de Lamarque, député de la Haute-Vienne, qu'on proposait d'exclure; le 8 floréal an VII, il déposa une motion en faveur de la veuve d'un fonctionnaire du Gers, assassiné par les royalistes. Le 6 vendémiaire an VIII, il dénonça une conspiration qui avait éclaté dans le Gers et la Haute-Garonne et dont les principaux chefs furent faits prisonniers.

Au coup d'Etat de brumaire, Gauran fut exclu de la représentation nationale ; mais il se rallia vite au régime nouveau, puisqu'il fut nommé, le 4 prairial suivant, juge au tribunal d'appel d'Agen, titre qu'il échangea, le 24 avril 1811, contre celui de conseiller à la cour impériale de la même ville.