Joseph, Anne, Robert Malherbe

1758 - 1841

Informations générales
  • Né le 20 octobre 1758 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 2 mai 1841 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 avril 1799 au 26 décembre 1799
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 12 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Ille-et-Vilaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-cents, membre du Tribunat, représentant à la Chambre des Cent-jours, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 20 octobre 1758, mort à Rennes le 2 mai 1841, « fils de noble maître Julien-mathurin Malherbe de Loutraye, avocat au parlement, et de dame Angélique-Jaquette Legaudu », il fut reçu, en 1777, avocat au parlement de Bretagne, embrassa avec ardeur la cause de la Révolution, et, au moment de l'organisation des municipalités, devint substitut du procureur de la commune à Rennes, puis, peu après, procureur.

Procureur-syndic du département le 10 février 1791, il s'efforça de maintenir l'ordre et sauva, même au péril de sa vie, un aristocrate que le peuple voulait pendre à la lanterne. Très lié avec Lanjuinais, il fut un des adversaires de la Montagne, prit une part active à l'insurrection fédéraliste de l'Ouest, prêcha la résistance, et fit envoyer à Caen un bataillon à la solde et à l'entretien duquel furent affectées les contributions publiques d'llle-et-Vilaine. Lorsque la Gironde eut succombé, Carrier ordonna, le 22 septembre 1793, l'arrestation de Malherbe. Mais Billaud-Varenne avait déjà obtenu de la Convention, le 9 juin précédent, le même décret : il en résultat un conflit qui sauva la vie à Malherbe. On l'envoya en effet à Paris, où il resta emprisonné au Luxembourg jusqu'au 9 thermidor qui lui rendit la liberté. De retour à Rennes, il se trouva sans ressources, ses biens avant été mis sous séquestre. Il obtint, pour vivre, une place de commis dans l'administration des vivres de l'armée. Peu après, il devint avocat d'office au tribunal de la ville et membre du jury.

Elu, le 27 germinal an VII, député d'Ille-et-Vilaine au Conseil des Cinq-cents, rallié au 18 brumaire et nommé, le 4 nivôse an VIII, membre du Tribunat, il fut secrétaire de cette assemblée en l'an IX et l'an X, membre de la section de législation, et, comme tel, concourut à la rédaction du code civil; ce fut lui qui présenta et défendit le titre du Domicile.

Officier de Légion d'honneur en l'an XII et chancelier de la 13e cohorte, conseiller, puis président élu à la cour d'appel de Rennes, confirmé dans les fonctions de conseiller par le gouvernement impérial le 14 avril 1811, il fut éliminé à la première Restauration.

Elu, le 12 mai 1815, représentant à la Chambre des Cent-jours, par le collège de département d'Ille-et-Vilaine, avec 47 voix (86 votants), il se trouva, de nouveau sans emploi au retour de Gand, devint bâtonnier des avocats à Rennes, et fut réintégré, en 1819, dans les fonctions de conseiller à la cour royale de Rennes, sous le ministère de Serre.