Antoine Rollin de la Farge

Informations générales
  • Né à une date inconnue
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Loire-Inférieure

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq-Cents, dates de naissance et de mort inconnues, entra, à 16 ans, à l'Ecole d'artillerie de Metz, passa, deux ans après, en Wurtemberg, comme lieutenant de grenadiers dans le corps de 6,000 hommes entretenu par la France, devint lieutenant aux gardes du corps du duc de Wurtemberg, capitaine (1762), et quitta l'armée l'année suivante, à la paix. Il se fit recevoir avocat au parlement de Paris, fut nommé aide-professeur à l'Ecole d'artillerie d'Auxonne, professeur de mathématiques à Rochefort (1766), puis à Brest, professeur à l'Ecole de marine du Havre (1773), professeur de mathématiques et de physique expérimentale à Brest (1775), et fut élu (28 avril 1785) membre adjoint de l'Académie de marine de Brest. Il quitta cette ville en décembre 1786, pour occuper à Vannes la chaire de navigation au collège de la marine, ouvrit en même temps un cabinet d'avocat, et devint (1790) commissaire du roi pour l'élection des assemblées du département et des districts. Procureur-syndic de Vannes (14 juin 1790), membre du club des « Amis de la Constitution », il se démit de ses fonctions municipales le 7 novembre 1791, pour accepter une place de professeur à l'Ecole de marine à Nantes. Il fut quelque temps membre et président du jury d'instruction de la Loire-Inférieure, devint professeur de législation à l'Ecole centrale de Nantes, et fut élu, le 27 germinal an VI, député de la Loire-Inférieure au Conseil des Cinq-Cents. Il joua, dans l'assemblée, un rôle des plus actifs, s'éleva contre l'abus du droit de pétition (13 messidor an VI), lut un rapport sur la célébration des fêtes de la République, parla contre l'impôt sur le sel, proposa de créer un institut de marine à Brest, déposa un rapport sur la refoute de la monnaie de billon, fit voter un projet sur les déportés et réfugiés des colonies, fut élu secrétaire du Conseil (1er nivôse au VII), proposa et fit décréter (1er fructidor) que l'armée d'Helvétie avait bien mérité de la patrie. Il sortit du Conseil au coup d'Etat de brumaire, et disparut de la scène politique.