Jean, Isaac Combes-Dounous

1758 - 1820

Informations générales
  • Né le 22 juillet 1758 à Montauban (Lot - France)
  • Décédé le 14 février 1820 à Montauban (Lot - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Lot
Groupe
Majorité
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1804
Département
Lot
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 14 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Tarn-et-Garonne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif de l'an VIII à 1804, représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Montauban (Tarn-et-Garonne), le 22 juillet 1758, mort à Montauban le 14 février 1820, il était de la religion réformée.

Il eut pour maître de mathématiques Vallette, ancien secrétaire de Voltaire, et, ses études terminées, se fit recevoir avocat à Toulouse. Au début de la Révolution, il fit un voyage en Angleterre, se lia avec quelques membres de l'opposition au parlement britannique, et, à son retour, fut élu juge au tribunal de district de Montauban.

Suspect sous la Terreur, il passa plus d'une année en prison, et, en l'an III, fut nommé commissaire du Directoire près le tribunal criminel du Lot, puis près l'administration centrale du département.

Le 24 vendémiaire an IV, le département du Lot l'élut député au Conseil des Cinq-Cents par 101 voix, et le réélut au même Conseil le 26 germinal an VII. Il n'eut dans cette assemblée qu'un rôle effacé, adhéra au coup d'Etat de brumaire, et fut choisi par le Sénat conservateur pour représenter le Lot au nouveau Corps législatif (4 nivôse an VIII); il y siégea jusqu'en 1804.

Il se livra alors à l'étude des philosophes grecs, et dans l'Essai sur Platon (1809), essaya de rattacher absolument la doctrine de l'évangile aux traditions platoniciennes; Jésus-Christ y est appelé le « Socrate de Jérusalem », et l'auteur y place à la fois un éloge pompeux de Napoléon dans la préface, et une vive attaque contre la tyrannie dans le cours du livre. Le gouvernement impérial ne retint sans doute que l'éloge, puisque Combes-Dounous fut nommé, l'année suivante, juge au tribunal civil de Montauban.

Le 14 mai 1815, Combes-Dounous fut élu représentant du Tarn-et-Garonne à la Chambre des Cent-Jours par 31 voix sur 53 votants et 216 inscrits. Destitué de sa place de juge par la Restauration en 1816, il fut réintégré le 26 mars 1819, et mourut moins d'un an après.

On a de lui : Introduction à la philosophie de Platon (1800). Dissertations de Maxime de Tyr (1802). Notice sur le 18 brumaire par quelqu'un qui peut dire : Quod vidi testor (1814), et des traductions d'ouvrages grecs et anglais.