Louis, Michel Hattingais

1749 - 1841

Informations générales
  • Né le 1er octobre 1749 à Meaux (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 31 mars 1841 à Meaux (Seine-et-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Antibonapartiste
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 10 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Seine-et-Marne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif en l'an VIII, représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Meaux (Seine-et-Marne) le 1er octobre 1749, mort à Meaux le 31 mars 1841, « fils de maître Michel Hattingais, notaire au bailliage de Meaux à la résidence de Saint-Fiacre et Villemareuil, et de demoiselle Marie-Louise-Nicole Chaussé, » il entra de bonne heure dans la magistrature ; à vingt-neuf ans, il était procureur du roi au bailliage de sa ville natale, en même temps que l'un des échevins.

Partisan de la Révolution, il présida, en 1791, la Société des Amis de la Constitution et devint commissaire près le tribunal correctionnel de Meaux ; puis, le 26 germinal an VI, il fut élu député de Seine-et-Marne au Conseil des Cinq-Cents.

Il se montra très opposé au 18 brumaire. Toutefois le Sénat conservateur crut pouvoir l'inscrire, le 4 nivôse an VIII, comme député de Seine-et-Marne sur la liste des membres du nouveau Corps législatif. Mais Hattingais refusa et reprit son siège de magistrat à Meaux. Il fut ensuite juge d'instruction.

Pendant les Cent-Jours, il accepta le mandat législatif : l'arrondissement de Meaux, par 42 voix (68 votants), l'envoya siéger à la Chambre des représentants. Ses opinions libérales le firent destituer de ses fonctions de juge par le gouvernement de la Restauration, qui, le 17 novembre 1819, lui décerna en compensation le titre de juge honoraire.

Hattingais déclina toute pension de retraite et vécut dès lors étranger aux fonctions publiques. Un an avant sa mort (1840), il fut décoré de la Légion d'honneur.