Abel Dupetit-Thouars Aubert

1793 - 1864

Informations générales
  • Né le 3 août 1793 à Turquant (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 16 mars 1864 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 8 juillet 1849 au 2 décembre 1851
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1849, né à Turquant (Maine-et-Loire) le 3 août 1793, d'Abel Ferdinand Aubert qui avait été député au Corps législatif, mort à Paris le 16 mars 1864, il suivit les traditions de sa famille en entrant dans la marine (1805) : aspirant (1er novembre 1808), enseigne (3 février 1815), lieutenant de vaisseau (1er septembre 1819), capitaine de frégate (4 août 1824), il contribua énergiquement, dans les conseils du gouvernement, à décider l'expédition d'Alger.

Il n'en fit point partie, reçut (1830) le commandement du brick le Griffon, stationnaire dans les mers du Sud, força (1834) le Pérou, par une démonstration devant Callao, à rendre un navire de commerce illégalement saisi, reçut des négociants de Bordeaux une épée d'honneur à cette occasion, fut nommé capitaine de vaisseau (6 janvier 1834), commanda la Créole, entreprit un voyage d'exploration sur la Vénus (1837-1839), fut promu, au retour, contre-amiral, et conseilla au gouvernement de Louis-Philippe de s'emparer des îles de la Société ou des Marquises, pour planter en Océanie le drapeau français.

Le ministère Guizot consentit à l'expédition, et, en 1842, le contre-amiral Dupetit-Thouars se rendit à Tahiti, pour demander à la reine Pomaré réparation de mauvais traitements subits par des missionnaires français. La reine consentit au protectorat, et signa, le 9 septembre 1842, un traité qui le reconnut. Mais bientôt, sous l'inspiration d'un missionnaire anglais, Pritchard, les naturels arrachèrent le drapeau tricolore, et tuèrent quelques marins. Dupetit-Thouars fit débarquer ses troupes, défit les naturels, prit possession de l'île, et expulsa Pritchard (1843). Celui-ci se plaignit à son gouvernement, et, devant les réclamations du cabinet anglais, M. Guizot rappela Dupetit-Thouars. L'opposition en profita pour ouvrir, dans les bureaux du National, une souscription destinée à offrir une épée d'honneur au contre-amiral désavoué; on réunit 30 000 francs; mais à son retour en France, Dupetit-Thouars refusa l'épée et déclara se soumettre aux exigences du gouvernement. Il fut nommé vice-amiral le 4 septembre 1846.

Après la révolution de février, il fit partie du conseil d'amirauté, et, le 8 juillet 1849, fut élu représentant de Maine-et-Loire à l'Assemblée législative, par 51 646 voix sur 63 612 votants et 148 388 inscrits, contre 7 960 voix à M. Lefrançois, et 929 à M. Freslon, anciens représentants. Il s'agissait de remplacer le général Oudinot qui avait opté pour la Meuse. M. Dupetit-Thouars, qui avait été le candidat des conservateurs et des légitimistes, siégea à droite, et vota constamment avec la majorité monarchiste. Il appuya le projet de loi sur la déportation à Tahiti, et le gouvernement dut le vote de la loi à son intervention.

Sous l'Empire, il fut nommé préfet maritime à Lorient ; il fut placé, par la limite d'âge, dans le cadre de réserve de l'état-major général, le 3 août 1858.

Membre libre de l'Académie des sciences (6 août 1855) ; grand-croix de la Légion d'honneur du 12 août 1857.

On a de lui : Voyage autour du monde sur la frégate « la Vénus », publié par ordre du gouvernement.

Date de mise à jour: avril 2016

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