Edme, Etienne Borne Desfourneaux

1767 - 1849

Informations générales
  • Né le 22 avril 1767 à Vezelay (Yonne - France)
  • Décédé le 20 février 1849 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 5 mai 1811 au 4 juin 1814
Département
Yonne
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Yonne
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 3 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Yonne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1811 à 1815, et représentant à la Chambre des Cent-Jours, né a Vézelay (Yonne), le 22 avril 1767 « de légitime mariage de sieur Etienne Borne Desfourneaux avocat en parlement et de dame Pierrette Antoinette Chauveau », mort à Paris, le 20 février 1849.

Il était sergent, en garnison à Amiens, au moment de la Révolution. Il contribua à réprimer dans cette ville un mouvement insurrectionnel, et fut nommé sous-lieutenant le 26 décembre 1790. Lieutenant, puis capitaine en 1791, lieutenant-colonel en 1792, il s'embarqua, à la tête du 48e régiment d'infanterie, pour Saint-Domingue, fut appelé au commandement militaire de la place et de l'arrondissement de Saint-Marc (1793), se distingua dans plusieurs engagements et devint bientôt, dans la colonie, commandant en chef de « l'armée de l'Ouest ».

De retour en France le 20 thermidor an II, un arrêté du comité de salut public le nomma général de division et le renvoya à Saint-Domingue, sous les ordres du général Lavaux. Il y prit le commandement de Port-au-Prince, et reçut, le 10 messidor an IV, le titre d'inspecteur général de l'Ouest et du Sud de la colonie. Après un nouveau séjour en France, il fut fait commandant de la Guadeloupe, reçut l'ordre de passer en Egypte en l'an IX, mais fut pris par les Anglais dans le détroit de Gibraltar ; à la suite d'un combat acharné où il vit périr ses trois aides de camp, son frère, son neveu, et fut lui-même blessé à la poitrine, il revint en France, ayant été échangé sur parole. C'était le moment où se préparait une nouvelle expédition de Saint-Domingue; il repartit, sous les ordres du général Leclerc, et fit encore dans l'île une brillante campagne : le 25 pluviôse an X, il remporta à Plaisance une victoire complète sur les troupes de Toussaint Louverture, et lui prit 5 000 hommes.

Il revint en France le 24 vendémiaire an XI, et fut fait, le 25 prairial an XII, commandeur de la Légion d'honneur. Créé chevalier de l'Empire en 1808, il entra, le 4 mai 1811, au Corps législatif, par décision du Sénat conservateur, pour y représenter le département de l'Yonne. Vice-président de cette assemblée, il occupa plusieurs fois le fauteuil. Le 12 avril 1813, il reçut le titre de baron de l'Empire, parut se rallier à la première Restauration qui le fit grand-croix de la Légion d'honneur, revint pendant les Cent-Jours à la Chambre des représentants, et commanda les troupes chargées de défendre les hauteurs de Montmartre.

En non-activité depuis le 1er août 1815, il fut admis à la retraite le 30 décembre 1818, et fait comte par Louis XVIII. Remis en activité, du 1er avril 1820 jusqu'à la révolution de Juillet, il obtint définitivement sa retraite le 19 août 1831. Ses dernières années s'écoulèrent en dehors de la politique.

Date de mise à jour : mai 2013