Jean-Baptiste, Louis Froc de la Boulaye

1763 - 1847

Informations générales
  • Né le 8 juin 1763 à Versailles (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 21 avril 1847 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Marne
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Marne
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 31 juillet 1821
Département
Marne
Groupe
Centre/Modérés du centre
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Marne
Groupe
Centre/Modérés du centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, député de 1815 à 1824, né à Versailles (Seine-et-Oise) le 8 juin 1763 « de Pierre Froc de la Boulaye, commis de la marine et de Marie Anne Aumaistre, son épouse » , mort à Paris le 21 avril 1847, il entra dans l'administration de la marine, et fut nommé commissaire et secrétaire.

Le ministre de ce département l'envoya en Angleterre pour l'échange des prisonniers de guerre; puis il fut arrêté par ordre du comité de salut public et enfermé à Saint-Malo. Il en sortit après le neuf thermidor, pour devenir intendant de l'armée navale sous les ordres de l'amiral Villaret, et fut ensuite attaché aux relations extérieures. « Toutefois, dit un biographe, son genre de talent ne convint pas à Napoléon, qui le disgracia. »

Il était à la retraite en 1814, lorsque, sur de puissantes recommandations, le roi le nomma secrétaire d'ambassade à Constantinople. Froc de la Boulaye se rendit à Marseille pour s'embarquer; le retour de Napoléon vint l'y surprendre. Il se joignit alors au duc d'Angoulême et resta caché pendant quelque temps en Provence.

Le 11 mai 1815, le collège de département de la Marne le nomma, par 78 voix sur 107 votants, membre de la Chambre des représentants. Réélu député le 22 août 1815, par le même collège, avec 129 voix (197 votants, 282 inscrits), il fit partie de la minorité ministérielle dans la Chambre introuvable, obtint, grâce à l'appui du cabinet, sa réélection le 4 octobre 1816, par 105 voix (170 votants et 279 inscrits), siégea au centre, et prit plusieurs fois la parole dans les sessions suivantes.

A propos de la loi électorale, il demanda (session 1816-1817) que tout Français payant 300 francs de contributions fût électeur, comme le voulait la Charte, et répondit au côté droit qu'il « craignait peu les Jacobins depuis qu'il avait vu échanger les bonnets rouges contre les couronnes ducales ». Il vota pour le projet du gouvernement sur la suspension de la liberté individuelle, et se mêla aux débats sur le budget et sur les impôts indirects. En 1817-1818, il se prononça contre le jury en matière de délits de presse. En 1818-1819, il s'inscrivit contre la résolution de la Chambre des pairs opposée à la loi des élections, combattit les réductions proposées sur le budget des affaires étrangères, parla sur les ponts et chaussées, la dette flottante, les boissons, les douanes, les contributions directes, et se montra le fidèle soutien du ministère. Il vota les deux lois d'exception. Le 16 mars 1820, il fut rapporteur du projet de loi sur la censure des journaux. Selon lui, « la publicité de toutes les opinions » présentait des inconvénients trop graves, et, tout en reconnaissant que la loi proposée n'était en conformité ni avec la Charte ni même avec la loi suspensive de la liberté individuelle, il conclut, « vu les circonstances, » à l'adoption pure et simple. Le 1er juillet, il demanda que les 5,500,000 francs du produit des jeux de la ville de Paris ne fussent pas portés au budget.

Réélu encore, le 1er octobre 1821, par le 1er arrondissement de la Marne (Châlons-sur-Marne), avec 155 voix sur 248 votants et 325 inscrits, Froc de la Boulaye opina jusqu'en 1824 avec les royalistes modérés. Puis il quitta la vie politique. Il était officier de la Légion d'honneur (9 novembre 1814).

Date de mise à jour: novembre 2014