François, Henri, Eugène d'Augier

1764 - 1834

Informations générales
  • Né le 12 septembre 1764 à Courthézon (Vaucluse - France)
  • Décédé le 12 avril 1834 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Morbihan
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 17 juillet 1819
Département
Morbihan
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 11 septembre 1819 au 9 mai 1823
Département
Vaucluse
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Vaucluse
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Vaucluse
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Vaucluse
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre du Tribunat, député de 1815 à 1831, né à Courthézon (Vaucluse), le 12 septembre 1764, « fils de messire Joseph Ignace d'Augier chevalier citoyen de la ville d'Avignon et de dame Dorothée Susanne de Margablet » mort à Paris le 12 avril 1834, il débuta dans la marine sur la corvette la Flèche en octobre 1782, fit plusieurs campagnes dans les Indes, se livra, de retour en France, à l'étude de la tactique navale, et fut promu au grade de lieutenant de vaisseau en 1789.

Après plusieurs années d'une navigation non interrompue, sa santé l'obligea à prendre du repos. Ses concitoyens l'avaient, au début de la Révolution, élu procureur de la commune de Courthezon, lorsque les événements le rappelèrent au service de la marine.

Major-général de l'escadre qui préserva Belle-Isle et Groix d'une descente de la flotte anglaise, il s'y conduisit bravement. Une disgrâce momentanée l'avait privé de son commandement: il y fut réintégré bientôt, et, le 1er germinal an III, devint capitaine de vaisseau. Villaret-Joyeuse lui donna le commandement de la frégate la Proserpine.

Peu après, il eut la direction des convois de Nantes et de Rochefort et ne craignit pas d'attaquer, avec 4 frégates, à l'entrée de la baie d'Audierne, une division anglaise, composée d'un vaisseau et de 3 frégates, pour laisser au convoi le temps de se réfugier dans la baie. Il commanda successivement le Jupiter et le Batave, et fut nommé chef militaire de Lorient.

Il dut quitter ces fonctions en l'an X, pour venir siéger au Tribunat. Membre de la Légion d'honneur le 4 frimaire an XII, commandeur de l'ordre le 25 prairial suivant, il fut encore commandant des marins de la garde et des quatre grands corps de la flottille destinée à opérer une descente en Angleterre.

En 1806, Napoléon le chargea d'explorer le littoral de l'Adriatique. Puis il contribua puissamment avec ses marins au siège de Dantzig, assista encore à celui de Stralsund, à l'attaque de l'île de Rugen, et fut appelé aux frontières d'Espagne. Toujours à la tête des marins de la garde, il dut aller rejoindre en Andalousie le corps d'armée du général Dupont. Il revint en France en 1809.

Rallié à la Restauration, il fut en 1814, nommé par Louis XVIII contre-amiral et chevalier de saint Louis; il reçut en même temps le titre de comte.

A la seconde Restauration, il entra, le 22 août 1815, à la « Chambre introuvable », comme l'élu du collège de département du Morbihan, avec 137 voix (183 votants, 260 inscrits). Il s'occupa surtout de questions maritimes.

Le 4 octobre 1816, il fut réélu député par le même collège, en même temps que par le département du Finistère qui lui donna 149 voix sur 154 votants et 232 inscrits. Il remplit en ce temps les fonctions de préfet maritime de Lorient (1814), de Rochefort (1817) et de Toulon.

Dans la session parlementaire de 1817-1818, Daugier vota avec la minorité, ce qui n'empêcha pas le ministère de le reconnaître pour son candidat dans le département de Vaucluse, le 11 septembre 1819 : élu par 232 voix (439 votants, 610 inscrits), il se dévoua dès lors au cabinet et le soutint régulièrement de ses votes. Lorsque Camille Jordan présenta, le 27 juin 1820, son célèbre amendement sur la loi relative aux élections, la défection de Daugier et de cinq ou six autres de ses collègues fit rejeter cet amendement.

Conseiller d'Etat et directeur du personnel de la marine en 1821, il fut appelé ensuite au commandement de la marine à Toulon, reçut la grand-croix de saint Louis le 20 août 1823, et fut promu au grade de vice-amiral en 1825. Il était, depuis 1821, grand officier de la Légion d'honneur.

Réélu député : le 25 février 1824, par le 1er arrondissement de Vaucluse (Avignon), avec 202 voix sur 314 votants; le 17 novembre 1827, par 115 voix sur 311 votants; et le 12 juillet 1830, par 157 voix sur 316 votants, il termina sa carrière législative en même temps que sa carrière de marin au début du règne de Louis-Philippe. Le 1er mars 1831, une ordonnance royale l'admit dans le cadre de réserve.

Date de mise à jour: mai 2015


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