Jean-Baptiste, Jules Charonnat

1834 - 1911

Informations générales
  • Né le 4 novembre 1834 à Maizières-la-grande-paroisse (Aube - France)
  • Décédé le 6 février 1911 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 20 février 1887 au 14 octobre 1889
Département
Aube
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Aube
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Aube
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Aube
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Aube
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Député de 1887 à 1889, né à Mézières-la-Grande-Paroisse (Aube), le 4 novembre 1834, il était notaire dans ce département.

Il se présenta pour la première fois aux élections législatives d'octobre 1885, et obtint au premier tour, sur la liste républicaine radicale de l'Aube, 17,582 voix, tandis que M. Jean Casimir-Périer, le plus favorisé de la liste opportuniste, en réunissait plus de 25,000, et M. Piot, de la liste conservatrice, plus de 23,000. Le désistement des radicaux amena au second tour le succès des républicains modérés.

Lorsque le décès de M. de Roys eut produit une vacance dans la députation du département, M. Charonnat posa à nouveau sa candidature radicale au scrutin du 20 février 1887. Les opportunistes lui opposèrent M. Couturat, manufacturier à Troyes, qui s'était prononcé contre la politique intransigeante et contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat. M. Charonnat obtint 29,519 voix (57,590 votants, 77,274 inscrits), coutre 22,752 à M. Couturat, et fut élu député.

Il siégea à la gauche radicale, et s'associa aux votes de ce groupe parlementaire; dans la dernière session, il s'est abstenu sur le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), s'est prononcé contre l'ajournement indéfini de la révision de la constitution, s'est abstenu sur les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, et sur le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse; il a voté les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 4 novembre 1834 à Mézières-la-Grande-Paroisse (Aube), mort le 6 février 1911 à Paris-7e.

Député de l'Aube de 1887 à 1889 et de 1893 à 1910. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 57.)

Il subit un échec aux élections générales législatives du 22 septembre 1889, dans la circonscription de Nogent-sur-Seine, où il n'obtint que 3.741 voix, contre 5.051 à M Jean Casimir-Périer, qui lui succéda, sur 9.661 votants, dès le premier tour de scrutin.

Mais il posa sa candidature aux élections générales des 20 août et 3 septembre 1893, dans la première circonscription de Troyes, et fut élu, au deuxième tour, par 6.294 voix, contre 4.539 à M. Bordet, sur 11.071 votants. Dans sa profession de foi, il présentait un programme de réformes radicales : impôt progressif sur le capital et le revenu, retour à l'Etat des chemins de fer et des mines, suppression des monopoles privés, réduction de la durée du travail, etc... Inscrit au groupe républicain radical, il siégea dans diverses commissions spéciales et notamment à celle relative aux justices de paix. Auteur de quelques rapports sur des projets d'intérêt local, il participa à la discussion : du budget du Ministère de l'Intérieur de l'exercice 1895, pour évoquer la situation des agents secrets de sûreté générale (1895); du budget du Ministère des Postes et Télégraphes de l'exercice 1898, au sujet du repos des facteurs (1898); et il déposa des amendements au budget général du même exercice, pour obtenir la réforme des patentes (1898).

Réélu aux élections générales des 8 et 22 mai 1898 dans la même circonscription, au deuxième tour de scrutin, par 6.789 voix contre 6.313 à M. de Launay, sur 13.164 votants, il appartint, à la Commission du travail, à celle de décentralisation, et à la Commission chargée de l'examen du budget de l'exercice 1902. Il fut chargé de rapporter : le budget des monnaies et médailles de l'exercice 1902 (1901), la proposition de loi tendant à attribuer aux tribunaux ordinaires, l'appréciation des difficultés qui peuvent s'élever entre l'administration des chemins de fer de l'Etat et ses employés, à l'occasion du contrat de travail (1902), ainsi que le projet de loi relatif à l'exécution du canal d'irrigation de la Vallée des Baux (Bouches-du-Rhône). Il intervint au cours de la discussion du budget des postes et télégraphes de l'exercice 1899, pour plaider la cause des facteurs de ville et des courriers convoyeurs (1899), et demanda à interpeller le Gouvernement sur l'exécution des lois de l'Etat concernant l'ordre des Jésuites (1899), mais retira cette demande (1900).

Il retrouva son siège aux élections générales des 27 avril et 11 mai 1902, au deuxième tour de scrutin, par 7.411 voix contre 6.132 à M. de Launay, sur 13.660 votants. Il appartint encore à la Commission du travail et entra à la Commission de la législation fiscale. Auteur d'une proposition de loi tendant à réglementer la profession de chauffeur-mécanicien dans l'industrie (1904), il se fit entendre au cours de la discussion : des propositions de loi sur la compétence des Juges de Paix et la réforme des Justices de paix (1904), et du budget du Ministère de l'instruction publique de l'exercice 1906, pour critiquer les méthodes d'attribution des bourses des lycées (1906).

Ses électeurs lui restèrent fidèles aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, où il obtint au deuxième tour de scrutin 7.874 voix contre 4.890 à M. Bonnefous, sur 12.996 votants. Toujours membre de la Commission du travail, il fut désigné pour siéger à la Commission d'enquête sur la catastrophe de l'« Iéna ». Il déposa une proposition de loi concernant la réglementation de la profession de chauffeur-mécanicien dans l'industrie pour les machines et appareils à vapeur à haute pression, timbrés à partir de 5 kg (1907), qu'il fut chargé de rapporter (1908), et il présenta une deuxième proposition de loi tendant à classer comme raffiné tout pétrole étranger introduit en France, qui n'est pas à l'état de brut (1909). Il participa à la discussion : d'une interpellation sur la délimitation de la Champagne viticole (1907), de la loi de finances de l'exercice 1908 pour soulever la question des titres étrangers (1907) et des propositions de loi tendant à modifier le tarif général des douanes (1909).

Les élections générales des 24 avril et 8 mai 1910 lui furent fatales. Il n'obtint au première tour de scrutin que 3.684 voix contre 6.008 à M. Raymond Berniolle et se retira avant le second tour qui donna le siège à ce dernier par 5.507 voix contre 14 à lui-même, sur 13.398 votants.

Il mourut à Paris le 6 février de l'année suivante, âgé de 77 ans.