Henri, Jules de Berbis

1773 - 1852

Informations générales
  • Né le 7 novembre 1773 à Auxonne (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 11 janvier 1852 à Dijon (Côte-d'Or - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 novembre 1820 au 1er mai 1822
Département
Côte-d'Or
Groupe
Royalistes constitutionnels
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 16 mai 1822 au 24 décembre 1823
Département
Côte-d'Or
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Côte-d'Or
Groupe
Royalistes constitutionnels
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 27 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Côte-d'Or
Groupe
Royalistes constitutionnels
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Côte-d'Or
Groupe
Royalistes constitutionnels

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1820 à 1831, né à Auxonne (Côte-d'Or), le 7 novembre 1773, mort à Dijon, le 11 janvier 1852, il appartenait à une ancienne famille bourguignonne. Lorsque la Révolution éclata, il servait dans un régiment d'artillerie; il émigra pour combattre dans l'armée des princes, puis revint en France et réussit à se faire rayer de la liste des émigrés. « Mais il refusa, dit un biographe royaliste modéré, tous les emplois que lui offrit ou que lui fit proposer le soldat audacieux qui avait usurpé le trône de ses maîtres. Retiré au sein de sa famille, il se rendit utile à tous ceux que leurs opinions exposaient aux persécutions de Bonaparte et de ses séides. »

Au retour des Bourbons, il fut nommé membre du conseil municipal de Dijon et du conseil général de la Côte-d'Or, refusa, pendant les Cent-jours, de prêter serment à l'acte additionnel, et ne reprit ses fonctions qu'à la seconde Restauration; il eut à les exercer pendant les 15 mois que dura dans le département de la Côte-d'Or l'occupation étrangère. Vice-président de la commission de liquidation des fournitures et réquisitions faites pour l'armée ennemie, il employa 5 années à en apurer les comptes. Le gouvernement le fit chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur (1814).

Il fut nommé député par le collège de département de la Côte-d'Or, ayant recueilli 211 voix (404 votants, 435 inscrits), le 14 novembre 1820. Il se fit remarquer à la Chambre dans les discussions financières et administratives, et, réélu, par la suite, les 16 mai 1822, 6 mars 1824, 24 novembre 1827, et 3 juillet 1830, il combattit plus d'une fois avec succès le système de M. de Corbière. « Il traite habituellement avec une grande lucidité, disait le biographe cité plus haut, les questions inhérentes au budget annuel, et il discute avec habileté tout ce qui se rapporte aux municipalités et aux communes. M. le chevalier de Berbis est un homme petit, mince et un peu voûté ; ses cheveux commencent à grisonner ; sa figure n'a rien de remarquable, mais quand il parle elle s'anime singulièrement et devient expressive. Dans la vie privée, ses manières affables, ses entretiens faciles et variés le rendent cher à tous ceux qui l'approchent. » Il fut rapporteur du budget des recettes en 1826, et du budget des dépenses en 1827, secrétaire, puis vice-président de la Chambre.
Royaliste constitutionnel, M. de Berbis se prononça contre la politique de Villèle et de Polignac. En 1830, il s'efforça d'amender dans le sens de la conciliation la fameuse adresse qui fut définitivement votée, et n'ayant pu y réussir, il ne fit pas partie des 221.

Après l'avènement de Louis-Philippe, il se résigna à prêter le serment au gouvernement nouveau, mais non sans réserves : « Dans les dernières séances, dit-il (août 1830), je n'ai pas cru pouvoir prendre part aux délibérations de la Chambre sur la vacance du trône, non plus qu'à la déclaration qui en a été la suite. Mais dans les circonstances graves, extraordinaires, urgentes où nous nous trouvons, une seule considération me frappe : Salus populi suprema lex. Dans l'intérêt de mon pays et pour ce seul motif, je jure. »

A quelque temps de là, une ordonnance du 11 octobre 1832 appelait M. de Berbis à la Chambre des pairs. Resté légitimiste quand même, il ne crut pas pouvoir accepter cette dignité. Il avait été promu officier de la Légion d'honneur en 1826 et commandeur le 28 octobre 1829.

Date de mise à jour: avril 2015