Robert, Joseph de Mac-Carthy-Lévignac

1770 - 1827

Informations générales
  • Né le 30 juin 1770 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 11 juillet 1827 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 22 juillet 1820
Département
Drôme
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1816 à 1820, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 30 juin 1770, mort à Lyon (Rhône) le 11 juillet 1827, « fils de Justin Mac-Carthy de Springhouse, originaire d'Irlande, maintenu dans la noblesse de nom et d'armes par arrêt du conseil d'Etat du roi du 4 août 1769, et de dame Marie Winefrède de Tint, » il suivit la carrière militaire, émigra en 1791, et fit plusieurs campagnes à l'armée des princes en qualité d'aide de camp du prince de Condé.

Il ne rentra en France qu'à la Restauration, et fut nommé, le 4 juin 1814, maréchal de camp de cavalerie.

Elu, le 4 octobre 1816, député du collège de département de la Drôme, par 66 voix (115 votants, 177 inscrits), il prit place au côté droit, défendit les intérêts du clergé, et attaqua le projet relatif à la liberté de la presse comme produisant les plus grands abus, sous prétexte de les prévenir : « Je le répéterai, dit-il, je ne veux point de la licence de la presse mais enfin la liberté de publier nos opinions nous est garantie par la Charte; qu'on ne nous en montre pas les bienfaits comme les fruits de la terre promise, auxquels il était défendu de toucher. »

M. de Mac-Carthy prit part à la discussion du budget, vota pour la conservation des forêts nationales, pour la restitution des biens non vendus appartenant au clergé et à l'ordre de Malte, et prononça, à la Chambre des députés, un éloge funèbre du prince de Condé, dont la majorité ordonna l'impression. On y remarquait ce passage : « Si ce prince se montra grand pendant la guerre, on le vit, au sein de la paix, s'attacher à d'autres genres de gloire. Il cultiva les lettres avec succès, il protégea les savants et se distingua comme poète et écrivain. Son amour pour les sciences ne lui fit pas négliger cependant l'étude de l'art de la guerre, et la révolution le trouva propre à tout et presque dans la force de l'âge. Aussitôt qu'elle éclata, M. le prince de Condé se fit voir tel qu'il a toujours été, fidèle à son Dieu et à son Roi. Je ne vous montrerai point cet illustre guerrier à la tête d'une armée faible en nombre, mais forte en valeur, je ne citerai point les lieux témoins de ses victoires: vous connaissez comme moi ce qui s'est passé depuis 1789 jusqu'en 1814... » etc.

M. de Marc-Carthy échoua, le 13 novembre 1820, avec 51 voix contre 74 à l'élu, M. de Cordoue.

Il avait fait partie, en juin 1816, du conseil de guerre qui jugea le général Bonnaire. « Le conseil, rapporte un biographe, était présidé par M. le duc de Maillé; mais M. de Maillé, plus exercé aux travaux de la guerre qu'au talent de la parole, laissa M. de Mac-Carthy conduire les débats et faire les honneurs de la séance, Il s'acquitta de cette fonction avec beaucoup de grâce, de facilité et surtout de politesse envers l'accusé.» Le même biographe ajoutait: « M. de Mac-Carthy n'a pas justifié comme député les espérances qu'il avait données comme juge. »