François, Pierre, Jean Arago

1862 - 1937

Informations générales
  • Né le 10 janvier 1862 à Fauguerolles (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 8 mars 1937 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 1er mars 1903 au 31 mai 1906
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Alpes-Maritimes
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Alpes-Maritimes
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Alpes-Maritimes
Groupe
Entente républicaine démocratique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Fauguerolles (Lot-et-Garonne) le 10 janvier 1862, mort à Paris le 8 mars 1937.

Député des Alpes-Maritimes de 1903 à 1910 et de 1914 à 1924.


Fils de François Victor Emmanuel Arago qui fut représentant en 1848, François Arago débuta en 1883 dans la carrière diplomatique en passant brillamment le concours des Affaires étrangères.

En 1886 il était promu troisième secrétaire d'Ambassade, second secrétaire en 1893 et secrétaire de 1re classe en 1896. Chargé des fonctions de chef du service général des sections étrangères à l'exposition universelle de 1900, il était élevé l'année suivante au grade de Ministre plénipotentiaire de France.

Entre temps, il avait été choisi en 1893 et en 1896 comme chef adjoint de cabinet par MM. Marcelin Berthelot et Léon Bourgeois. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1894, il avait été promu Officier en 1900.

En 1903, il abandonna la diplomatie pour la politique et se présenta à une élection partielle dans le département des Alpes-Maritimes, 2e circonscription de Grasse où il s'agissait de remplacer M. Maurice Rouvier devenu Sénateur. Il fut élu au premier tour de scrutin le 1er mars 1903 et s'inscrivit à la Chambre au groupe de l'Union républicaine. Durant cette législature, il siégea à la Commission d'enquête sur la tentative de corruption faite auprès de M le Président du Conseil, et à la Commission des postes et télégraphes, mais on ne l'entendit qu'une fois : sur le projet et les propositions de loi relatifs à la séparation des églises et de l'Etat (1905).

Réélu aux élections générales du 6 mai 1906, au premier tour de scrutin, membre de la Commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies, de la Commission du règlement, de la Commission des jeux, de la Commission du budget pour les exercices 1908, 1909 et 1910, de la Commission de répression du vagabondage et de la Commission des douanes, il eut à maintes reprises l'occasion de se manifester, notamment sur : le budget des services pénitentiaires, dont il était rapporteur (1907) ; l'impôt sur le revenu (1909); le tarif général des douanes (1909, 1910) ; le budget de l'Intérieur en qualité de rapporteur (1909) ; il fut, en outre, durant deux années, Secrétaire de la Chambre, en 1906 et 1907.

Il fut battu aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, au 2e tour de scrutin, par M. Gillette-Arimondy, Président de la Chambre de commerce des Alpes-Maritimes.

Mais il prit sa revanche sur celui-ci aux élections générales du 26 avril 1914, au premier tour de scrutin. On n'eut pas l'occasion de l'entendre en séance publique durant cette période troublée de la guerre, mais il siégeait avec assiduité à la Commission de la marine marchande, à la Commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies puis à la Commission chargée d'examiner les divers traités de paix.

Réélu aux élections générales du 16 novembre 1919 sur la liste d'Union républicaine démocratique où il figurait en dernière position, il fut nommé dès 1919, Vice-Président de la Chambre et le resta jusqu'à la fin de la législature. Il prit part en 1921 à la discussion du budget de l'Instruction publique en plaidant la cause du personnel scientifique des laboratoires, et interpella le Gouvernement en 1923 sur les indiscrétions commises par ses fonctionnaires. Il faisait partie en outre de la Commission des affaires étrangères et de la Commission de l'enseignement et des beaux-arts.

Il ne se représenta pas aux élections générales de 1924.

Il avait épousé Mlle Marie Dupuy, fille de feu Jean Dupuy, Sénateur des Hautes-Pyrénées et Directeur du Petit Parisien, qui fut Ministre du Commerce, des Travaux publics et de l'Agriculture et qui présida jusqu'à sa mort le syndicat de la presse parisienne. Il était donc le beau-frère de M. Pierre Dupuy, Directeur général du Petit Parisien, Député de l'Inde et de feu Paul Dupuy qui fut lui-même Directeur général du Petit Parisien et Sénateur des Hautes-Pyrénées.

François Arago est mort à Paris le 8 mars 1937 et a été inhumé au cimetière du Père Lachaise.

Date de mise à jour: mai 2017