Nicolas, Melchiade de Bonaventure

1751 - 1831

Informations générales
  • Né le 7 octobre 1751 à Thionville (Moselle - France)
  • Décédé le 1er juillet 1831 (Lieu de décès inconnu)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1797 au 26 décembre 1799
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Belgique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-cents, né à Thionville (Moselle), le 10 février 1753, mort à Gettes (Belgique), le 24 avril 1831, il quitta la France à la mort de son père, fit ses études à l'Université de Louvain, y prit sa licence et s'établit à Tournai, comme avocat (1775).

Il devint, le 26 juin 1787, conseiller pensionnaire des échevinages. Pendant la révolution de 1790, les nouveaux magistrats que le peuple de Tournai avait choisis, le députèrent plusieurs fois à Bruxelles, notamment pour assister au congrès extraordinaire convoqué le 24 septembre et qui devait délibérer sur une note des puissances médiatrices invitant les Belges à une suspension d'armes; puis au congrès du 17 octobre, au sujet d'une nouvelle note de ces puissances, et enfin à l'Assemblée des Etats-Généraux du 13 novembre, qui nommèrent souverain de la Belgique l'archiduc Charles, troisième fils de l'empereur Léopold. Après la rentrée des Autrichiens dans Bruxelles, Bonaventure fit partie d'une députation chargée d'annoncer au maréchal Bonder qu'ils reconnaissaient la souveraineté de l'empereur. Il reçut encore diverses missions et revint à Bruxelles.

Après que la victoire de Dumouriez à Jemmapes eut fait tomber la Belgique aux mains des Français, Bonaventure fut élu par acclamation administrateur provisoire de Tournai (12 novembre 1792). Le 3 janvier 1793, il fit adopter par ses collègues une remontrance à la Convention nationale contre le décret qui prononçait la réunion de la Belgique à la France, ainsi que contre la « conduite arbitraire » des généraux et des agents français. Ses pouvoirs lui furent renouvelés en février 1793. Bonaventure s'empressa d'ailleurs de se rallier à l'empereur François II, quand les Autrichiens occupèrent de nouveau la Belgique après la bataille de Neerwinden. Le 8 juin, en compagnie du grand prévôt, Bonaert, il appela François « le plus grand des princes et le plus tendre des pères. » Il n'en fut pas moins, à la seconde occupation française, appelé à faire partie de l'administration centrale et supérieure (26 brumaire an III) et du conseil du gouvernement (2e jour complémentaire de l'an III), que les représentants du peuple en mission établirent à Bruxelles.

Le 23 germinal an V, il alla siéger au Conseil des Cinq-cents, comme député du département de la Dyle, élu par 40 voix. Dans cette assemblée, il réclama, pour les départements annexés, le droit de nommer un tribunal de cassation; se plaignit de la loi qui exigeait des ecclésiastiques une déclaration de fidélité; combattit le projet relatif à la vente des biens nationaux de la Belgique et à la liquidation de ses dettes, et enfin présenta un rapport sur la date à laquelle les lois envoyées dans les départements réunis et non publiées étaient devenues obligatoires.

Le 1er messidor an VIII, il fut nommé par le premier consul juge au tribunal d'appel de la Dyle, puis président du tribunal criminel du même département. En 1806, l'empereur le fit membre du conseil de discipline et d'enseignement de l'Ecole de droit à Bruxelles. On l'accusa d'avoir pris part dans cette ville, en 1804, 1805 et 1806, à des arrestations arbitraires contre plusieurs centaines de citoyens. Bonaventure cessa ses fonctions à la cour de Justice criminelle le 20 mai 1811: il fut créé baron de l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur, et il est mort bourgmestre de la commune de Gettes, où il était propriétaire.