Alexandre, Marius Chazeaux

1908 - 2001

Informations générales
  • Né le 1er novembre 1908 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 26 mai 2001 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 1er novembre 1908 à Lyon (Rhône)

Membre de la première Assemblée nationale Constituante (Bouches-du-Rhône)

Alexandre Chazeaux est issu d'une famille ouvrière de Lyon : son père et son frère étaient ouvriers professionnels, spécialistes des charpentes métalliques. Son père, militant laïc et syndicaliste, adhèrent à la S.F.I.O. avait connu la prison lors des grandes grèves de 1907. Le futur constituant exercera lui-même la profession d'ajusteur à Lyon jusqu'en 1934, époque à laquelle, désirant changer de vie, il se rend à Marseille avec l'intention d'aller travailler en Afrique. Dans la cité phocéenne, Alexandre Chazeaux travaille dans une épicerie puis rencontre celle qui deviendra sa femme. Elle lui fera découvrir la religion catholique et lui donnera six enfants. Le petit commerce qu'il avait fondé périclite et il doit à nouveau travailler en usine. Il milite alors dans l'action familiale.

Pendant l'Occupation, Alexandre Chazeaux collabore au journal d'inspiration chrétienne « Monde ouvrier » et prend part à la Résistance. Il participe à la libération de Marseille avant d'être nommé conseiller municipal de cette ville au titre des chrétiens de la Résistance. Membre fondateur du «Méridional » en septembre 1944, il sera directeur de cette publication jusqu'à son rachat en décembre 1947 par Jean Fraissinet, armateur et partisan d'une orientation conservatrice. Aux élections de 1945, Alexandre Chazeaux ne parvient pas à conserver son siège au conseil municipal mais en septembre de la même année il est élu conseiller général M.R.P. du 8e canton de Marseille.

Issu de la Résistance, directeur d'un des trois principaux quotidiens des Bouches-du-Rhône, conseiller général, Alexandre Chazeaux est tout désigné pour conduire la liste du M.R.P. dans la première circonscription des Bouches-du-Rhône (Marseille) aux élections du 21 octobre 1945 à la première Assemblée nationale Constituante. Avec 20,5 % des suffrages exprimés le M.R.P. arrive en troisième position derrière les communistes (41,7 %) et les socialistes (25,4 %) et obtient deux des neuf sièges à pourvoir.

Membre de la Commission de la presse, de la radio et du cinéma et de celle des territoires d'outre-mer, Alexandre Chazeaux dépose une proposition de loi tendant à modifier l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'allocation aux vieux travailleurs. Il intervient dans la discussion portant sur la suppression de la tutelle administrative de la ville de Marseille. Avec ses collègues du M.R.P., il vote la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques (2 décembre 1945), celle de l'électricité et du gaz (28 mars 1946) et des sociétés d'assurances (24 avril). Tout comme eux, il s'oppose au projet de constitution de la IVe République (19 avril) qui sera rejeté par le référendum du 5 mai 1946.

Alexandre Chazeaux, entré en politique sur l'instance de ses amis du M.R.P., souhaite pouvoir se consacrer à la gestion du « Méridional » et à son mandat de conseiller général. Aussi ne se représente-t-il pas aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante ni à celles de la première législature de la IVe République le 10 novembre 1946. Par fidélité à son parti, il acceptera de figurer en position non éligible sur la liste M.R.P. désormais conduite par Germaine Poinso-Chapuis, aux élections législatives des 17 juin 1951 et du 2 janvier 1956. Il poursuit néanmoins sa carrière locale : réélu conseiller municipal de Marseille aux élections de 1947, il devient adjoint au maire Gaston Defferre, chargé de l'urbanisme, à la suite de celles de 1953. En revanche il perd son siège de conseiller général en 1949.

Après son départ du « Méridional », Alexandre Chazeaux assure la représentation commerciale de différentes sociétés.



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