Philippe Albert

1788 - 1868

Informations générales
  • Né le 4 mai 1788 à Angoulême (Charente - France)
  • Décédé le 20 avril 1868 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Charente
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Charente
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Charente
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Charente
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Charente
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de Jean-Baptiste François Albert (1759-1837), député de la Charente de 1816 à 1824, Philippe Albert, né à Angoulême (Charente), le 4 mai 1788, mort à Paris, le 20 avril 1868, fut nommé en 1816 juge au tribunal d'Angoulême, que son père, la même année, fut appelé à présider. Il était juge-auditeur depuis 1813.

Peu de jours avant la chute de la Restauration, il fut élu (3 juillet 1830) député de la Charente, au collège de département, par 120 voix sur 274 inscrits et 228 votants. Il se rallia au gouvernement de Juillet, ne fut pas réélu en 1831, mais en revanche fut successivement nommé par le 1er collège électoral d'Angoulême, les 21 juin 1834, 4 novembre 1837 et 2 mars 1839.

Après avoir très longtemps voté avec la majorité conservatrice, il passa à l'opposition modérée, siégea au centre gauche, et suivit généralement, dans ses votes, l'inspiration de Thiers. Il se sépara du pouvoir dans les votes d'apanage et de disjonction. Il appuya la proposition Gauguier contre l'admissibilité des fonctionnaires publics aux fonctions de député, et vota, en 1841 et 1842, pour les propositions Mauguin, Pagès et Ducos en faveur de l'adjonction, au corps des électeurs censitaires, d'un nombre indéterminé de citoyens remplissant certaines conditions de capacités. Il se prononça, enfin, à propos du nouveau mode de recensement des propriétés imposables, pour l'amendement Lestiboudois, demandant à la couronne la présentation d'un projet de loi plus complet sur la matière.

Aux élections générales du 9 juillet 1842, M. Albert échoua avec 398 voix contre le docteur Bouillaud, qui fut élu par 504 voix sur 1 082 inscrits et 910 votants. Mais il l'emporta le 1er août 1846, avec 685 voix sur 1 350 inscrits et 1 228 votants ; le député sortant, docteur Bouillaud, de la gauche dynastique, n'obtint que 372 voix, M. Sazerac de Forge, 101 et M. Villeneuve, 65.

M. Albert reprit sa place au centre gauche. Après 1848, il se retira des luttes électorales. Il était conseiller général d'Angoulême et possédait une très grande fortune.