Claude Lamy

1764 - 1842

Informations générales
  • Né le 7 mai 1764 à Lempdes (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 27 mai 1842 à Veyre-Mouton (Puy-de-Dôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1797 au 4 septembre 1797
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
"Royaliste"

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, né à Lempdes (Puy-de-Dôme) le 7 mai 1764, mort à Veyre-Mouton (Puy-de-Dôme) le 27 mai 1842, « fils de M. Barthélemy Lamy, notaire et procureur d'office en la chatellenie de Lempdes, et d'Antoinette Docher, sa femme », il se déclara partisan de la Révolution, devint, en 1790, administrateur du district de Clermont, échoua contre Couthon aux élections pour la Convention, organisa, en 1793, le bataillon des volontaires de Veyre et le conduisit au siège de Lyon

Procureur-syndic du district de Clermont en l'an III, il fut élu, le 23 germinal an V, député du Puy-de-Dôme au Conseil des Cinq-Cents, par 265 voix sur 284 votants. Il fit un discours sur le 9 thermidor, attaqua le pouvoir exercé naguère par le comité de salut public et vit son élection annulée au 18 fructidor.

En 1801, il fit partie de la députation qui alla féliciter le premier Consul, et, en 1804, assista, en qualité de président du canton de Veyre-Mouton, au couronnement de Napoléon.

Nommé magistrat de sûreté à Veyre-Mouton en 1801, puis juge d'instruction, conseiller d'arrondissement de Clermont en 1806, conseiller général du Puy-de-Dôme en 1808, il écrivit, en 1813, une lettre à l'empereur pour lui indiquer les causes du mécontentement croissant du peuple, et sa crainte de la guerre.

En 1814, il s'adressa au ministre de la Justice pour lui demander l'autorisation de porter les armes contre les envahisseurs. Cette autorisation lui ayant été accordée, il se rendit auprès du général Béker, puis à l'armée de la Loire.

En 1814, sous la première Restauration, il publia un Panégyrique de Louis XVI, qui lui valut, sous la seconde Restauration, d'être maintenu dans ses fonctions de magistrat.

Rallié, en 1830, au gouvernement de Louis-Philippe, il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1833, et juge honoraire en 1838.