Joseph Duboys-Fresney

1812 - 1872

Informations générales
  • Né le 23 janvier 1812 à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 22 novembre 1872 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Mayenne
Groupe
Gauche modérée

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, né à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine) le 23 janvier 1812, frère d'Etienne Duboys-Fresnay qui avait été député sous la monarchie de Juillet, il entra à l'Ecole polytechnique en 1832, mais fut compromis en 1833 dans l'affaire des poudres. Il avait projeté, avec quelques camarades de l'Ecole, de proclamer la république, au moment où Louis-Philippe passerait la revue de la garde nationale; mais trahi par l'un d'eux, il fut arrêté, au moment où il fabriquait les cartouches destinés à appuyer la proclamation. L'instruction de l'affaire dura six mois, et lorsqu'il comparut devant la cour d'assises, le 12 décembre 1833, il fut acquitté, mais ne put rentrer à l'Ecole polytechnique.

Il revint à Laval près de sa famille, et, le 23 avril 1848, fut élu représentant de la Mayenne à l'Assemblée constituante, le 4e sur 9, par 54,405 voix sur 93,437 votants et 105,259 inscrits. Il siégea parmi les républicains modérés de la nuance du National, fit partie du comité des travaux publics, et vota :

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour la loi sur les attroupements,
- pour le décret sur les clubs,
- contre la proposition Proudhon,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'amendement Grévy sur la présidence,
- pour la suppression complète de l'impôt du sel,
- contre la proposition Rateau,
- pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la haute cour,
- contre l'amnistie générale,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'amnistie des transportés,
- pour la mise en accusation du président et de ses ministres.

Il ne fut pas réélu à l'Assemblée législative, et ne fit pas partie d'autres assemblées.