Fidèle, Marie Gaillard de Kerbertin

1789 - 1845

Informations générales
  • Né le 19 mai 1789 à Ploërmel (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 12 octobre 1845 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 21 octobre 1830 au 31 mai 1831
Département
Morbihan
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Majorité gouvernementale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1842, et pair de France, né à Ploërmel (Morbihan) le 19 mai 1789, mort à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 12 octobre 1845, il était « fils de noble maître Pierre-Toussaint Gaillard de Kerbertin, avocat au parlement, maire de cette ville et commissaire des Etats de Bretagne, et de dame Marie-Claude-Jacquette Dumay de la Morissais ».

Pierre-Toussaint Gaillard, vice-président du directoire de Ploërmel en 1792, avait été élu, en septembre, membre de la Convention par le département du Morbihan, mais avait refusé de siéger. Son fils, Fidèle-Marie, étudia le droit, se fit recevoir avocat, et passa d'abord pour partisan déclaré des idées libérales; sous la Restauration, il fit une assez vive opposition au gouvernement royal.

Il applaudit à la révolution de juillet, fut nommé par Dupont de l'Eure procureur général à Rennes, et, peu après, premier président à la cour. Le 21 octobre 1830, il fut élu dans le 4e collège électoral d'Ille-et-Vilaine (Redon), par 35 voix sur 37 votants et 90 inscrits, en remplacement de M. de Gibon, démissionnaire. Le même jour, il fut également élu dans le 4e collège du Morbihan (Ploërmel) par 70 voix (140 votants, 191 inscrits), en remplacement d'un autre député démissionnaire, M. de la Boëssière. Il opta pour ce dernier siège.

Réélu, le 5 juillet 1831, à la fois dans ce dernier collège, qui lui donna 48 voix sur 76 votants et 173 inscrits, et dans la 7e circonscription d'Ille-et-Vilaine (Montfort) où il obtint 70 voix sur 99 votants et 151 inscrits, il prêta tout son concours à la politique du gouvernement, vota pour la condamnation du journal la Tribune, fut réélu député de Montfort, le 21 juin 1834, par 80 voix (89 votants, 150 inscrits), approuva les lois de septembre, les lois de dotation et de disjonction, etc., et obtint encore sa réélection, le 6 juin 1837, par 74 voix (106 votants, 152 inscrits), et le 2 mars 1839, à Rennes, par 248 voix (460 votants, 635 inscrits).

Dévoué à la politique de Guizot, il fit partie, dans l'intérêt de cette politique, de la « coalition » contre le ministère Molé. M. Gaillard de Kerbertin vota constamment avec le parti doctrinaire, et, ayant quitté la Chambre des députés en 1842, fut appelé à la Chambre des pairs le 19 avril 1845. Il mourut la même année. Fait chevalier de la Légion d'honneur le 5 mai 1831, il a été promu au grade d'officier le 23 janvier 1836.

Date de mise à jour: octobre 2013