Jean-Baptiste Grivel

1778 - 1869

Informations générales
  • Né le 29 août 1778 à Brive (Corrèze - France)
  • Décédé le 10 septembre 1869 à Brest (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Calvados

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 26 décembre 1857 au 10 septembre 1869

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1834 à 1837, pair de France et sénateur du second empire, né à Brive (Corrèze) le 29 août 1778, mort à Brest (Finistère) le 10 septembre 1869, « fils de sieur Antoine Grivel, avocat au parlement, et de demoiselle Rose Chambaret », il s'engagea lors de la première coalition (1792), servit sous les ordres de son père qui commandait le 4e bataillon de la Corrèze à l'armée des Pyrénées-Orientales, et entra dans la marine en qualité d'aspirant (1796).

A la rupture de la paix d'Amiens, il était enseigne à bord de l'Impétueux qu'il ne quitta que pour servir, comme lieutenant de vaisseau, dans les marins de la garde. Quand Napoléon créa le camp de Boulogne, il reçut le commandement d une canonnière et eut plus d'une fois maille à partir avec les vaisseaux anglais. En 1805, à Vienne, on le chargea d'organiser une escadre de chaloupes canonnières sur le Danube; mais la victoire d'Austerlitz rendit ces précautions inutiles. Après la prise de Dantzig, il reçut l'ordre d'armer quelques canonnières avec les marins de la garde pour croiser à l'embouchure de la Vistule et gêner le commerce ennemi.

Envoyé en Espagne en 1808, il assista à l'insurrection de Madrid, fut fait prisonnier à Baylen et, après 22 mois de captivité, réussit à s'évader des prisons de Cadix avec 35 matelots. Quelques mois plus tard, à la tête d'une compagnie de marins de la garde qu'il avait reconstituée, il se distingua au siège de cette ville et fut nommé officier de la Légion d'honneur.

Rappelé en France en 1812, il prit part à la campagne de Saxe, assista à Lutzen et à Bautzen, avec le grade de capitaine de frégate, et se conduisit héroïquement à Arcis-sur-Aube, en 1814, ce qui lui valut d'être nommé capitaine de vaisseau. Aux Cent-Jours, il eut le commandement de la marine à Marseille. Aide-de-camp de l'amiral Duperré, il fut successivement envoyé dans le Levant sur la corvette l'Espérance, et aux Antilles sur la frégate l'Astrée. Contre-amiral en 1824, commandant de la station navale de l'Amérique du Sud, il eut à protéger nos nationaux à Rio-de-Janeiro lors de la révolution brésilienne, et, à son retour de station, fut nommé préfet maritime de Rochefort.

Le collège électoral de cette ville (6e de la Charente-Inférieure) le nomma député, le 21 juin 1834, avec 152 voix (295 votants, 367 inscrits), contre 135 à M. Audry de Puyravault, député sortant. Il siégea dans la majorité ministérielle. Vice-amiral et préfet maritime de Brest en 1834, il fonda l'école des mousses qui a rendu et rend encore de si grands services à notre marine. Louis-Philippe le créa pair de France le 6 avril 1845, et baron le 7 avril 1846.

Admis à la retraite comme vice-amiral (21 juillet 1848), il fut nommé par le second Empire grand-croix de la Légion d'honneur (12 août 1853), membre du conseil de l'ordre de la Légion d'honneur, et sénateur le 26 décembre 1857, après avoir été placé dans le cadre de réserve.