Théodore, Constant Leray

1795 - 1849

Informations générales
  • Né le 13 novembre 1795 à Brest (Finistère - France)
  • Décédé le 23 avril 1849 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 février 1836 au 3 octobre 1837
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 20 mars 1841 au 12 juin 1842
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Loire-Inférieure

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1836 à 1837 et de 1841 à 1845, né à Brest (Finistère) le 13 novembre 1795, mort à Paris le 23 avril 1849, il prit passage, à 9 ans, sur la Ville de Mayenne, qui appartenait à la flottille de Boulogne, en qualité de mousse.

L'année suivante (1805), on l'envoya au collège de Rennes d'où il sortit aspirant de 2e classe, le 28 janvier 1812. La même année, étant en croisière à bord de la frégate le Rubis, il fit naufrage et faillit périr. Enseigne le 8 janvier 1817, il fut attaché à la station navale des Antilles, et se signala par son courage et son dévouement dans une épidémie de fièvre jaune qui sévit parmi les équipages.

Nommé lieutenant de vaisseau le 25 août 1823, et attaché à l'état-major de l'amiral de Rigny, il fut chargé, au mois de mai 1827, de veiller à l'exécution de la capitulation d'Athènes, consentie par Raschid-Pacha, et, au besoin, de protéger les Grecs vaincus contre les entreprises des Albanais. En récompense de l'énergique décision dont il fit preuve en cette circonstance, Leray fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, le 1er août 1827.

De 1829 à 1831, commandant du brick le Grenadier, il resta dans le Levant en mission de surveillance. Passé, en 1832, sur la corvette l'Ariane, il fit campagne dans la mer du Nord pendant le blocus des côtes hollandaises et le siège d'Anvers; en 1833, il alla dans la Méditerranée, lors de l'expédition contre Bougie.

Officier de la Légion d'honneur et capitaine de vaisseau le 17 mai 1834, il fut élu, le 6 février 1836, député du 6e collège de la Loire-inférieure par 65 voix (105 votants, 152 inscrits), en remplacement de M. Maës, démissionnaire; mais, aux élections générales du 4 novembre 1837, il échoua dans le même collège, avec 53 voix contre 55 à M. Cossin.

Appelé, le 4 mai 1838, au commandement de la frégate la Médée, il fit partie de la division de l'amiral Baudin qui se rendait au Mexique, fut chargé d'aller à Mexico demander satisfaction au nom du gouvernement français, et, sur le refus du gouvernement mexicain, monta, à la tête de son équipage, à l'assaut de la Vera-Cruz; il reçut, peu de temps après, la cravate de commandeur de la Légion d'honneur et, en octobre 1839, le commandement du Neptune, vaisseau de 86 canons, avec lequel il se rendit à l'escadre du Levant. L'année suivante, il rallia les eaux de Tunis où l'on croyait que la Porte allait diriger une expédition.

Elu de nouveau, le 20 mars 1841, député du collège de Paimbœuf, par 72 voix (110 votants), en remplacement de M. Benoist, démissionnaire, il fut promu contre-amiral le 10 décembre de la même année, et dut se représenter devant ses électeurs qui lui confirmèrent son mandat, le 25 décembre suivant, par 79 voix (85 votants, 163 inscrits).

Réélu, le 9 juillet 1842, par 72 voix (122 votants, 165 inscrits), contre 48 à M. Maës, ancien député, il ne se signala à la Chambre qu'en réclamant une meilleure organisation de nos forces navales et l'amélioration du sort des matelots; ministériel, il vota l'indemnité Pritchard. Après avoir commandé quelques mois la station du Levant, il refusa (août 1843) de soumettre son autorité au contrôle, nouvellement établi, de nos agents diplomatiques, et demanda qu'on lui désignât un successeur.

Rappelé en France, il reprit sa place à la Chambre, entra au conseil d'amirauté en remplacement de l'amiral Lalande décédé, et y montra une grande activité. Aux élections législatives du 1er août 1846, il échoua dans le collège de Paimbœuf avec 73 voix contre 79 à l'élu, M. Colombel. Il mourut du choléra en 1849.