Jean Clapot

1850 - 1926

Informations générales
  • Né le 19 mai 1850 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 28 juillet 1926 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 10 avril 1892 au 14 octobre 1893
Département
Rhône
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Rhône
Groupe
Républicain radical

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 19 mai 1850, à Lyon (Rhône), mort le 28 juillet 1926 à Lyon.

Député du Rhône de 1892 à 1898.

Géomètre expert, puis architecte, Jean Clapot s'intéressa de bonne heure à la politique et fut appelé au conseil municipal de Lyon (1878-1883), puis au conseil général du Rhône (1883-1893), dont il assuma un moment la présidence.

Le 10 avril 1892, il fut élu député à une élection législative partielle en remplacement de M. Thévenet, ancien garde des Sceaux, élu sénateur. Il obtint au premier tour de scrutin, 3.304 voix contre 1.377 à M. de Leiris, sur 6.377 votants ; et le 3 septembre 1893, au deuxième tour des élections générales, il était réélu avec 3.641 voix contre 3.142 à M. Alphonse Gourd, sur 6.861 votants. Inscrit au groupe républicain radical et membre de diverses commissions, dont celle de Panama, qui le désigna comme rapporteur des dossiers individuels, il se signala dès le 25 mars 1893 en interpellant le gouvernement Rouvier sur les agissements des fonctionnaires dépendant du Ministère de l'Intérieur et plus spécialement de la police lyonnaise à l'occasion des consultations électorales, et en déposant, au terme du débat, l'ordre du jour suivant : « La Chambre convaincue que le Gouvernement ne doit tolérer, pour servir la République, que des fonctionnaires laborieux, soucieux de la probité publique et politique, résolument respectueux du suffrage universel, passe à l'ordre du jour ». Mais le Gouvernement obtint, à la majorité de 323 voix contre 206, le vote de l'ordre du jour pur et simple.

En 1896, Jean Clapot rapporte une proposition de résolution dont il avait pris l'initiative et qui tendait à construire dans la cour d'honneur du Palais-Bourbon, une nouvelle salle des séances plus spacieuse, et en meilleure acoustique, mais la proposition est renvoyée à la Commission du budget. Auteur d'une proposition de loi tendant à substituer le système du renouvellement partiel à celui du renouvellement intégral pour les élections législatives, il participe aussi à la discussion d'un projet de loi tendant à secourir les victimes des troubles de Paris (juillet 1893), de Lyon (juin 1894), et de l'explosion du restaurant Fayot. On- l'entend aussi à propos de la vente des vins artificiels (1896), des cartes à jouer, du déclassement de l'église Saint-Paul, à Lyon (1897), du privilège du Trésor en matière de patente (1898). Aux élections générales du 8 mai 1898, Jean Clapot est battu par son ancien concurrent, M. Alphonse Gourd, qui obtient dès le premier tour de scrutin, 4.989 voix contre 4.463 à lui-même, sur 9.547 votants.

Il tente encore sa chance aux élections générales du 27 avril 1902, mais M. Alphonse Gourd l'emporte sur lui, au premier tour, par 5.472 voix, contre 3.673, sur 10.745 votants.

Il se retire alors de la politique et meurt le 28 juillet 1926, à Lyon, âgé de 76 ans.