Jean-Marie, Albin Clauzel

1842 - 1893

Informations générales
  • Né le 17 juin 1842 à Gluiras (Ardèche - France)
  • Décédé le 24 janvier 1893 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 14 février 1886 au 14 octobre 1889
Département
Ardèche
Groupe
Union des gauches
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 24 janvier 1893
Département
Ardèche
Groupe
Union des gauches

Biographies

Député de 1886 à 1889, né à Gluiras (Ardèche), le 17 juin 1842, ingénieur civil des mines, il fut porté aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste républicaine opportuniste, qui eut à lutter, dans l'Ardèche, contre la liste conservatrice d'une part, et contre une liste républicaine dissidente de l'autre.

M. Clauzel réunit alors, sans être élu, 38,939 voix, et la liste conservatrice tout entière, formée de MM. Blachère, de Montgolfier, Vernet, Morin-Latour, de Bernis et Henri Chevreau l'emporta avec plus de 45,000 suffrages. Mais il arriva que cette élection fut annulée par la Chambre des Députés et qu'un nouveau scrutin fut ouvert dans le département de l'Ardèche, le 14 février 1886. Les députés invalidés se représentèrent tous. Les républicains leur opposèrent les mêmes candidats qu'en octobre, à l'exception de M. Jules Roche, élu député de la Savoie et remplacé par M. Saint-Prix. Ces candidats furent élus à leur tour, et parmi eux, M. Clauzel, qui obtint 47,353 voix sur 92,766 votants et 111,395 inscrits, tandis que le plus favorisé de la liste conservatrice, M. de Montgolfier, n'en avait que 45,171. M.

Clauzel siégea à gauche, soutint les ministères Rouvier et Tirard, et se prononça, à la fin de la législature :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 17 juin 1842 à Gluiras (Ardèche), mort le 24 janvier 1893, à Paris.

Député de l'Ardèche de 1886 à 1893 (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 124.)

Réélu aux élections générales du 22 septembre 1889, au premier tour de scrutin, par 10.522 voix contre 7.561 au marquis de Bernis, conservateur, sur 18.185 votants, Albin Clauzel, membre de diverses commissions, présenta quelques rapports sur des projets de loi d'intérêt local et continua à assumer avec un égal dévouement à la chose publique, ses mandats de maire de Gluiras et de conseiller général de Saint-Pierreville, jusqu'à sa mort prématurée, survenue le 24 janvier 1893, à 51 ans.

Sa vie publique, déclara le président Casimir Périer dans l'éloge funèbre qu'il prononça le 25 janvier, avait été un « exemple de désintéressement, de conscience et d'honneur... Il y a quelques semaines nous le voyions encore au milieu de nous, déjà grièvement atteint, mais fidèle jusqu'au bout à l'exécution de son mandat et à l'accomplissement de son devoir. »

En 1896, sa commune lui témoigna sa reconnaissance en lui élevant un monument.