Emile, Auguste, Joseph, Marie Cloarec

1858 - 1914

Informations générales
  • Né le 6 janvier 1858 à Morlaix (Finistère - France)
  • Décédé le 13 juillet 1914 à Neuilly-sur-seine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 15 septembre 1901 au 31 mai 1902
Département
Finistère
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Finistère
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Finistère
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Finistère
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 13 juillet 1914
Département
Finistère
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 6 janvier 1858 à Morlaix (Finistère), mort à Neuilly-sur-Seine (Seine) le 13 juillet 1914.

Député du Finistère de 1901 à 1914.

Aimant les lettres, intéressé par les questions sociales et par la politique, Emile Cloarec, ses études secondaires terminées, prépare et obtient sa licence de droit. Il installe à Morlaix son cabinet d'avocat puis, en 1888, devient avoué et juge suppléant au tribunal civil de cette ville. Elu maire de Ploujean en 1892, son influence s'étend dans la région et, lorsque meurt, le 16 août 1901, M. Jaouen, député de la première circonscription de Morlaix, Emile Cloarec se présente à l'élection partielle du 15 septembre suivant, destinée à pourvoir le siège vacant. Il est élu, au deuxième tour de scrutin, par 9.596 voix contre 417 à M. Prigent sur 11.361 votants. Inscrit au groupe de la gauche démocratique, membre de diverses commissions, il prend contact avec ses collègues et s'initie aux devoirs de ses nouvelles charges jusqu'aux élections générales du 27 avril 1902. Réélu au premier tour de scrutin par 9.086 voix contre 2.222 à M. Rolland sur 12.587 votants, il est membre de la Commission de l'administration et des cultes. Il s'intéresse tout particulièrement à la réglementation des conditions d'admission et d'avancement dans la magistrature des Cours et des Tribunaux (1902); à l'assainissement de Paris et de la Seine (1902); à l'amélioration de la situation des cantonniers (1903). Citons son rapport sur la proposition de loi de M. Louis Marin tendant à augmenter le nombre des conseillers généraux dans les cantons de plus de 20.000 âmes (1904). Il demande la déclaration d'urgence et la discussion immédiate d'une proposition de loi concernant les mandataires des créanciers de la Caisse des familles (1904). Il prend part à la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications alimentaires (1905).

Aux élections générales des 6 avril et 20 mai 1906, il est réélu, au deuxième tour de scrutin, par 10.004 suffrages contre 401 voix à M. de Kersauson sur 11.374 votants. Membre de la même Commission que sous la législature précédente, il s'inquiète des pensions civiles (1907) ; il prend part à la discussion du projet de loi portant approbation d'une convention entre l'Etat et la Compagnie des Messageries Maritimes (1909). Comme rapporteur, il demande la déclaration de l'urgence de la proposition de loi de M. Beauquier contre l'abus des affiches-réclame (1909). Citons son projet de résolution concernant le personnel commissionné des Manufactures de l'Etat (1909).

Aux élections générales du 24 avril 1910, il est réélu, au premier tour de scrutin, par 9.733 voix contre 3.894 à M. de Payret de Cadillan sur 15.166 votants. Cette même année, il est nommé conseiller général du canton de Saint-Thégonnec (Finistère), mandat qu'il conservera jusqu'à sa mort. A la Chambre, il est membre de la Commission de l'administration et des cultes, comme sous les législatures précédentes, et membre de la Commission de la répression du vagabondage et de la mendicité (1910). De concert avec plusieurs de ses collègues, il présente une proposition de loi tendant à modifier la loi du 21 mars 1905 sur le recrutement de l'armée. Il s'intéresse : à la protection des sites et monuments naturels de caractère artistique ; au changement de classe de certaines manufactures de tabac ; à la publicité à faire pour les tabacs français et pour les boîtes d'allumettes ; à l'augmentation de certaines pensions ouvrières (1911). Il prend part à la discussion du projet de loi, modifié par le Sénat, relatif aux voies ferrées d'intérêt local (1913). Il dépose une proposition de résolution concernant l'augmentation des effectifs des haras (1914). Aux élections générales du 26 avril 1914, il est réélu, au premier tour de scrutin, par 7.470 voix contre 5.053 à M. Vincent Larhet sur 14.979 votants. Membre de la Commission d'assurance et de prévoyance sociales (1914), sa santé, qui décline rapidement, le tient éloigné des débats. Il meurt en cours de mandat le 13 juillet 1914, à Neuilly-sur-Seine. Son décès est annoncé aussitôt à la Chambre et, à la deuxième séance du même jour, le Président Paul Deschanel, prononce l'éloge funèbre du disparu au milieu d'un silence recueilli. « Il n'avait que 56 ans, dira-t-il. Avoué, avocat, juge suppléant au tribunal civil, fondateur de Sociétés d'assurances mutuelles contre la mortalité du bétail, il avait déposé des rapports intéressants sur les emplois réservés aux rengagés militaires, les justices de Paix, l'assainissement de Paris et de la Seine. Il laisse une veuve et plusieurs enfants. »

Ajoutons qu'Emile Cloarec était officier d'Académie, président de l'Association française phonologique et qu'il avait fondé le « Théâtre de Ploujean » qui tenta de faire revivre dans le Finistère la gloire des vieux mystères bretons.