Clovis, Henri, Auguste, Albert Constant

1888 - 1964

Informations générales
  • Né le 7 octobre 1888 à Saint-juire-champgillon (Vendée - France)
  • Décédé le 3 octobre 1964 à Nantes (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 7 octobre 1888 à Saint-Juire-Champgillon (Vendée)
Décédé le 3 octobre 1964 à Nantes (Loire-Atlantique)

Membre de la première Assemblée nationale Constituante (Loire-inférieure)

Commis des postes, Clovis Constant est tout d'abord affecté, en 1908, au central télégraphique du Havre. Révoqué pour faits de grève en 1909, réintégré l'année suivante, il participe aux combats de la Première Guerre mondiale. A son retour, nommé à Nantes, il adhère à la S.F.I.O. et milite à la fédération postale de la C.G.T. dont il sera secrétaire général de 1925 à 1936. Dans le même temps il se consacre à la mutuelle des P.T.T. qui le conduira à la présidence de l'Union des sociétés postales de mutualité de Loire-Atlantique. En 1931, il se présente, sans succès, au conseil d'arrondissement dans le premier canton de Nantes.

Foncièrement attaché à la République, Clovis Constant s'oppose au gouvernement de Vichy dès l'été 1940 et s'engage dans la Résistance. Vice-président de Libération-Nord et du Comité départemental de libération clandestin, recherché par la milice et la Gestapo, il doit prendre le maquis en mai 1944. Son comportement lui vaudra le grade de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, la Médaille de la Résistance et la Médaille de la liberté américaine.

Nommé maire de Nantes en août 1944, il reçoit en février 1945, des mains du général de Gaulle, la Croix de la Libération et la Médaille de la Résistance attribuées à sa ville. Au mois de mai de la même année, à l'issue du second tour des élections municipales, les communistes devancent les socialistes et Clovis Constant, réélu conseiller municipal, perd son fauteuil de maire.

Néanmoins, la S.F.I.O. lui confie la tête de liste en Loire-inférieure aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante. Avec 19,1 % des suffrages exprimés, les socialistes arrivent en seconde position derrière les modérés et obtiennent deux élus. Membre de la Commission des moyens de communication et des P.T.T., Clovis Constant dépose un avis sur le projet de loi relatif au financement provisoire de la remise en état des bateaux de navigation intérieure utilisés par les Allemands et un rapport sur le projet de loi accordant au ministre des Postes un contingent exceptionnel de Croix de la Légion d'honneur, destiné à récompenser les mérites particuliers des agents de cette administration dans la reconstruction et la remise en marche des services des P.T.T. En séance il intervient sur le budget de la reconstruction et de l'urbanisme pour 1946. Avec ses collègues du groupe socialiste, il vote les nationalisations et le projet de Constitution de la IVe République qui sera rejeté par référendum le 5 mai 1946.

Aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante, Clovis Constant figure en deuxième position sur la liste S.F.I.O. conduite par Jean Baptiste Guitton, maire de Saint-Nazaire, son second l'année précédente. Les 15,8 % des suffrages exprimés réalisés par les socialistes ne leur permettent pas de conserver leurs deux sièges. Par fidélité à son parti, Clovis Constant sera à nouveau candidat, en quatrième place, aux élections législatives du 10 novembre 1946.



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