Paul Coutant

1868 - 1921

Informations générales
  • Né le 14 avril 1868 à Fère-champenoise (Marne - France)
  • Décédé le 10 janvier 1921 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Marne
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 10 janvier 1921
Département
Marne
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 avril 1868, à Fère-Champenoise (Marne), mort le 10 janvier 1921, à Paris (16e). Député de ta Marne de 1902 à 1906 et de 1919 à 1921.

Après avoir passé son diplôme de docteur en droit, Paul Coutant se fit recevoir avocat à la Cour d'appel de Paris. Atteint, à la suite d'un accident banal, d'une grave maladie qui l'obligea à demeurer couché dans un appareil pendant plus de six années, il sollicita, à peine rétabli, le suffrage des électeurs d'Epernay, aux élections générales législatives du 8 mai 1898. Mais il n'obtint au premier tour de scrutin que 5.881 voix contre 12.010 à M. Ernest Mallé, qui fut élu, sur 23.359 votants.

Il tenta encore sa chance dans la même circonscription, à l'élection partielle du 5 février 1899. Il s'agissait de remplacer M. Ernest Mallé, élu sénateur. Il échoua de justesse, au deuxième tour, avec 10.952 voix contre 10.986 à M. Etienne Peignot, élu. Mais il emporta le siège aux élections générales des 27 avril et 11 mai 1902, au deuxième tour, par 12.326 voix contre 11.569 à M. Etienne Peignot, sur 24.176 votants. Inscrit au groupe des républicains nationalistes, il appartint à diverse commissions spéciales, et intervint au cours de la discussion : des interpellations sur l'affaire Humbert (1902), de la loi de finances de l'exercice 1903 (1903), du projet de loi, adopté par le Sénat, sur la contribution des patentes (1903), du projet de loi, adopté par le Sénat, sur le service des enfants assistés (1904), de la proposition de loi tendant à assurer la liberté et le secret du vote (1904), des budgets de l'agriculture, des travaux publics, et de la loi de finances de l'exercice 1905 (1904 et 1905), du projet et des propositions de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat (1904), des budgets des travaux publics, des conventions, de l'intérieur, de l'agriculture et de la loi de finances de l'exercice 1906 (1905 et 1906), de la proposition de loi concernant les sociétés coopératives agricoles (1906), du projet de loi relatif aux engrais chimiques (1906), de la proposition de résolution concernant les bouilleurs de cru (1906) ; et il développa une interpellation sur la situation faite à la région champenoise (1903).

Il subit un échec aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, où il dut s'incliner devant M. Hippolyte Péchadre qui obtint 13.255 voix, tandis qu'il n'en recueillait lui-même que 11.921, sur 25.298 votants.

Il ne se représenta pas aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914 ; mais, à celles du 16 novembre 1919, qui se déroulèrent au scrutin de liste, il prit la troisième place de la liste d'entente républicaine qui eut deux élus. La tête de liste, M. Drelon, ayant été battue, un siège revint à Paul Coutant, au quotient électoral, avec 27.260 voix, sur 69.475 votants. Il s'inscrivit au groupe des républicains de gauche, et siégea à la Commission du commerce et de l'industrie, à celle de l'enseignement et des Beaux-arts et à celle des boissons. Auteur d'un rapport sur la proposition de loi tendant à modifier la loi de 1919 relative à la liquidation des biens séquestrés (1920), il participa à la discussion du projet de loi relatif à la création de nouvelles ressources fiscales (1920). Puis sa santé déficiente l'empêcha de suivre les débats plus avant, et, à la séance du 11 janvier 1921, le Président Jules Siegfried, doyen d'âge, annonça son décès à la Chambre ; il était mort la veille, à Paris, dans son appartement du 16e arrondissement. Il n'avait que 53 ans. Dans son éloge funèbre, le Président d'âge, Jules Siegfried, s'exprima ainsi : « Ce bon Français, tout vibrant d'un patriotisme pour lequel il s'était toujours ardemment dépensé, n'est plus. Il a été atteint mortellement par les complications du mal auquel il avait si longtemps résisté. Je salue la mémoire de cet aimable et loyal collègue. »

Il laissait un ouvrage sur Le vote obligatoire, publié en 1898.


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