Alphonse, Jean Defumade

1844 - 1923

Informations générales
  • Né le 14 janvier 1844 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 19 décembre 1923 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Creuse
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Creuse
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 25 octobre 1907
Département
Creuse

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1907 au 1er janvier 1921

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 janvier 1844 à Paris, mort le 19 décembre 1923 à Paris.

Député de la Creuse de 1893 à 1898 et de 1902 à 1907.

Sénateur de la Creuse de 1907 à 1921.

Alphonse Defumade était de vieille souche creusoise, ses ancêtres s'étant depuis longtemps fixés à Ahun. Il fit ses études classiques au collège de Montluçon et juridiques à la Faculté de Droit de Paris, où il obtint sa licence. Après un court séjour comme avocat stagiaire au barreau de Paris, il alla exploiter ses domaines agricoles situés dans le canton d'Ahun. Il fut élu conseiller général en 1870. Sans cesse réélu depuis lors, il s'employa à la solution de toutes les questions agricoles, vicinales, administratives, et de voie ferrée intéressant la région.

Président du Conseil général de la Creuse depuis 1907, en remplacement du docteur Villard, décédé, à qui il succéda en outre au Sénat, il fut également président de la Société de Secours mutuels d'Ahun, de l'Union des Sociétés de Secours mutuels de la Creuse, de l'Union des Sociétés de mutualité contre la mortalité du bétail et de la Société centrale d'agriculture de la Creuse. Il fut membre du Conseil académique de Clermont-Ferrand.

Se présentant comme « républicain » sans épithète, il fut élu d é p u t é aux élections générales législatives du 20 août 1893, dans la première circonscription de Guéret, par 5.887 voix contre 3.460 à M. Lacote, sur 10.101 votants. Les 8 et 22 mai 1898, arrivé en tête au premier tour, il fut battu, au second, par M. Berton, radical-socialiste, n'obtenant que 9.732 voix sur 19.997 votants contre 10.075 à son concurrent. Il prit sa revanche aux élections générales des 27 avril et 11 mai 1902 ; arrivé de nouveau en tête au premier tour, il fut, cette fois, élu au second, par 9.729 voix contre 8.596 à M. Berton sur 20.687 votants.

Membre de divers groupements radicaux, notamment de la gauche républicaine, il appartint à différentes Commissions, dont celles de l'Agriculture, des Postes et télégraphes et du suffrage universel. Il rapporta en 1894 un projet de loi relatif aux octrois, un projet de loi établissant une imposition extraordinaire sur la commune de Saint-Agnet et un projet de loi autorisant un emprunt de la ville de Sedan; en 1904, un projet de loi relatif au canal de submersion de Canet ; en 1906 une proposition de loi modifiant le décret du 2 février 1852, une proposition de loi sur l'élection des conseillers d'arrondissement et des conseillers généraux et un projet de loi relatif au canal de submersion de Cuxac-Lespignan.

En 1897, au cours de la discussion du budget, il défendit sans succès un amendement tendant au maintien des directions de l'enregistrement que le Gouvernement voulait supprimer dans trois départements.

En 1902, il déposa une proposition de loi autorisant les électeurs absents de leur commune à voter par correspondance et, intervenant en 1904 dans la discussion de propositions de loi relatives à la liberté ou au secret du vote, insista pour que sa proposition soit examinée prochainement par la Chambre.

En 1903, dans la discussion du budget, il demanda qu'un concours agricole ait lieu à Guéret. Enfin, en 1906, il s'opposa au relèvement de l'indemnité parlementaire.

Il soutint les Ministères Bourgeois et Combes et vota en 1905 la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Le 6 octobre 1907, il se présenta à l'élection sénatoriale partielle qui eut lieu dans la Creuse pour remplacer le docteur Villard, décédé, et fut élu au premier tour de scrutin par 579 voix sur 638 votants. Il fut réélu au renouvellement du 7 janvier 1912, au premier tour de scrutin, par 326 voix sur 639 votants, contre 301 à M. Mazières. Inscrit au groupe de la gauche démocratique et membre de la Commission des chemins de fer, il rapporta, en 1910, un projet de loi relatif à l'établissement de chemins de fer à voie étroite, de Saint-Léonard à Auzances et de Bonnat à Evaux ; en 1914, un projet de loi relatif au chemin de fer à voie étroite de Meyrueis à Millau, et -un projet de loi relatif au réseau de tramways de la Haute-Vienne.

Mais ses interventions en séance publique furent assez rares. En 1910, dans la discussion d'une proposition de loi relative au tarif général des douanes, il défendit sans succès un amendement tendant à relever les droits sur les tapis d'Orient, en vue de protéger les fabricants français de tapis faits à la main dits « à points noués ».

Au renouvellement du 9 janvier 1921, il n'obtint que 33 voix au premier tour de scrutin, et se retira avant le second.

Il mourut deux ans plus tard, le 19 décembre 1923, à Paris, à l'âge de 79 ans.