Amédée Descubes-Desgueraines

1853 - 1936

Informations générales
  • Né le 29 janvier 1853 à Dijon (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 14 août 1936 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Corrèze
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 29 janvier 1853 à Dijon (Côte-d'Or), mort le 14 août 1936 à Paris.

Député de la Corréze de 1893 à 1898.

La carrière d'A. Descubes fut presque consacrée à des tâches d'envergure : ayant débuté comme rédacteur au Ministère des Travaux publics, il y fut nommé chef de bureau, ce qui ne l'empêcha pas d'enseigner la géographie ; il devint attaché puis chef adjoint du Cabinet du Ministre. La Légion d'honneur, les Palmes académiques, le grade d'Officier de l'Instruction publique vinrent récompenser son activité et ses mérites.

Il se présenta à la députation en Corrèze comme candidat progressiste et fut élu le 3 septembre 1893 au deuxième tour de scrutin avec 8.556 voix contre 5.446 à Borie sur 14.170 votants, le même qui le battra au deuxième tour le 22 mai 1898 avec 8.008 voix contre 6.876 sur 12.322 votants.

Pendant les cinq années de son mandat, il fut membre de plusieurs Commissions spéciales, en particulier d'une Commission des chemins de fer ; il proposa des lois pour l'aide aux ouvriers licenciés, pour la sécurité dans les transports ferroviaires, la distribution d'eau potable et intervint régulièrement dans la discussion des budgets.

Il mit à profit son mandat pour compléter sa spécialisation dans l'économie appliquée par une forte culture politique : il put alors participer à la rédaction des journaux L'Evénement, La Petite Gironde, La Nouvelle Revue, Paris, Les Débats, Le Siècle.

Mais il resta en définitive fidèle à sa vocation première : il entra au Conseil économique français, présida la Section des transports à l'Exposition de Bruxelles (1896), il administra la Société Panhard et Levassor puis la Société Thomson-Houston, il fit partie de la direction de l'Automobile Club de France ; après avoir été quelque temps dans les finances publiques à Orléans (1903-1904), il accéda aux fonctions de président de l'Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing et de l'Union des tramways.

Ces activités variées ne l'empêchèrent pas de montrer son désintéressement et son esprit sportif : il a présidé six ans le Stade français, il a été vice-président de l'Union des Sociétés de Tir de France, vice-président du Comité des Jeux Olympiques et président de la Presse sportive. Il fut membre du syndicat d'initiative des gorges de la Dordogne et de 1895 à 1933, il fut membre du Conseil d'administration du Touring Club de France.

Il mourut à Paris, le 14 août 1936, il était âgé de 83 ans.