Lucien Dior

1867 - 1932

Informations générales
  • Né le 4 juillet 1867 à Granville (Manche - France)
  • Décédé le 20 mai 1932 à Neuilly-sur-seine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Manche
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Manche
Groupe
Républicain progressiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Manche
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Manche
Groupe
Entente républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Manche
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Manche
Groupe
Action démocratique et sociale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 juillet 1867 à Granville (Manche), mort le 20 mai 1932 à Neuilly-sur-Seine (Seine).

Député de la Manche de 1906 à 1932.

Ministre du Commerce du 16 janvier 1921 au 15 janvier 1922.

Ministre du Commerce et de l'Industrie du 15 janvier 1922 au 21 mars 1924.

Issu d'une vieille famille normande fixée depuis longtemps à Granville, Lucien Dior fit ses études au collège de la ville, puis au collège Stanislas avant d'entrer à l'école Polytechnique. A sa sortie, il démissionna pour compléter ses études agricoles, entra comme préparateur de chimie à l'Institut agronomique, puis fut chargé par le Ministère de l'Agriculture de missions en Angleterre où il étudia la fabrication des engrais chimiques, avant de prendre lui-même, à Saint-Nicolas, la direction d'une usine d'engrais chimiques et collaborer à de nombreuses revues scientifiques.

En 1897, il fut élu juge au tribunal de commerce de Granville dont il devint peu après président. En 1902, il entra au conseil municipal et, quelques années plus tard, au conseil général à la présidence duquel il fut ensuite porté.

Le 6 mai 1906, il se présenta aux élections générales législatives dans la circonscription d'Avranches en remplacement de M. Riotteau devenu sénateur et fut élu par 13.525 voix contre 8.099 à M. Fontaine sur 21.823 votants, au premier tour de scrutin.

Il fut par la suite réélu, le 24 avril 1910 par 11.762 voix contre 9.901 à M. Albert Chevallier sur 21.321 votants ; le 26 avril 1914, par 11.556 voix contre 9.438 à M. Albert Chevallier sur 21.222 votants ; le 16 novembre 1919, en troisième position sur la liste d'union nationale républicaine avec 60.506 voix sur 81.757 votants ; le 11 mai 1924, en deuxième position, sur la même liste avec 61.885 voix sur 89.570 votants ; enfin le 22 avril 1928 (retour au scrutin uninominal), sous l'étiquette républicain de gauche, par 15.225 voix contre 1.144 à M. Hiron du bloc ouvrier et paysan, sur 18.279 votants retrouvant ainsi son ancienne circonscription d'Avranches.

Inscrit au groupe d'action démocratique et sociale de la Chambre des Députés, il fut, durant sa longue carrière parlementaire, membre de plusieurs Commissions et en particulier de celle des travaux publics et des chemins de fer, de celle du travail, de celle de la marine marchande, de celle de la réorganisation économique et de celle des finances.

De 1907 à 1914, il intervint chaque année lors de la discussion budgétaire ; de même, il prit part, entre autres, à la discussion de la proposition de loi concernant l'impôt sur le revenu (1906) et des projets de loi tendant à réduire à dix heures la durée du travail dans les établissements industriels, et portant ouverture de crédits au Ministère des Travaux publics et de la Marine.

On retrouve également son nom parmi les intervenants lors de la discussion d'une proposition de résolution tendant à créer une caisse de prêts pour les mobilisés.

Enfin, il déposa une proposition de loi portant création d'un impôt sur les transports par chemin de fer en grande et en petite vitesse et signa une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à alléger les charges imposées aux départements et aux communes pour l'entretien de leurs routes et de leurs chemins de fer.

Le 16 janvier 1921, Briand l'appelait au Ministère du Commerce ; le 15 janvier 1922, Poincaré remplaçant Briand au pouvoir le conservait à la tête de ce Ministère qu'il occupa ainsi pendant plus de trois ans.

En cette qualité, il soutint les budgets de son Ministère pour les exercices 1921, 1922, et 1923. Il se fit entendre en outre dans la discussion du projet de loi modifiant certaines dispositions relatives à la taxe sur le chiffre d'affaires (1921) ; du projet de loi relatif aux licences d'importation des huiles et essences de pétrole (1921) ; d'interpellations concernant la production française de la soie artificielle et de la soie véritable (1922) ; du projet de loi ayant pour objet la réalisation d'économies et la création de nouvelles ressources fiscales, le contrôle des opérations de change et la création d'une Caisse des pensions de guerre (1924) ; du projet de loi concernant les articles 419 et 420 du Code pénal et les ententes commerciales ou industrielles (1924).

Revenu à son banc de député, il est nommé au début de la législature de 1924 à 1928, membre de la Commission du commerce et de l'industrie, de celle des travaux publics et moyens de communication et de celle de la marine marchande. Il prend part à la discussion du budget des Affaires étrangères et de la loi de finances de l'exercice 1925 ; du projet de loi instituant une contribution nationale exceptionnelle pour l'amortissement de la dette publique (1925) ; du projet de loi sur les brevets d'invention (1927) ; et du projet de loi relatif à la constitution des cadres et effectifs de l'armée (1928). Après sa réélection de 1928, il siège à la Commission de la marine marchande, à celle des mines et de la force motrice et à celle du commerce et de l'industrie. Il dépose trois propositions de loi d'intérêt local et, au cours de la discussion des budgets des Travaux publics des exercices 1929 et 1930, plaide en faveur de la baie et de la digue du Mont Saint-Michel, de la répartition des routes nationales et des dégâts causés par les marées.

Trop fatigué pour demander le renouvellement de son mandat aux élections des 1er et 8 mai 1932, il devait s'éteindre le 20 mai de la même année, âgé de 64 ans, à Neuilly-sur-Seine.