Albert Ducroz

1820 - 1891

Informations générales
  • Né le 21 mai 1820 à Sallanches (Haute-Savoie - France)
  • Décédé le 21 juin 1891 à Bonneville (Haute-Savoie - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Haute-Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Haute-Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Haute-Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Haute-Savoie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 21 juin 1891
Département
Haute-Savoie
Groupe
Union républicaine

Biographies

Député depuis 1876, né à Sallanches (Haute-Savoie) le 21 mai 1820, était avoué à Bonneville (Haute-Savoie), maire, conseiller général et ancien suppléant du juge de paix, lorsqu'il fut élu, le 20 février 1876, député de l'arrondissement de Bonneville par 8,417 voix sur 12,831 votants et 17,398 inscrits. Il prit place au centre gauche, vota contre le ministère de Broche, et fut des 363.

Réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, par 9,363 voix sur 14,849 votants et 17,708 inscrits, coutre 5,462 voix à M. Guy, il s'assit à l'Union républicaine, vota contre le cabinet de Rochebouët et pour les ministères républicains qui lui succédèrent.

Les électeurs de Bonneville lui renouvelèrent son mandat législatif, le 21 août 1881, par 8,246 voix sur 9,139 votants et 18,311 inscrits; il soutint la politique opportuniste et vota contre l'amnistie plénière proposée par M. Raspail, et pour la proposition Gatineau.

Aux élections du 4 octobre 1885, il fut porté sur la liste opportuniste de la Haute-Savoie, et fut élu, le 4e et dernier, par 36,854 voix sur 59,651 votants et 77.569 inscrits. Il vota le plus souvent avec la gauche radicale, notamment pour l'expulsion des princes, et fit partie de quelques commissions; dans la dernière session, il s'est prononcé :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre la loi Lisbonne restrictive de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.




Né le 21 mai 1820 à Sallanches (Haute-Savoie), mort le 21 juin 1891 à Bonneville (Haute-Savoie).

Député de Haute-Savoie de 1876 à 1891. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 450.)

Aux élections générales du 22 septembre 1889, il l'emporta aisément au premier tour de scrutin sur M. Perret, candidat conservateur, par 8.441 voix contre 4.713 sur 13.321 votants. L'arrondissement de Bonneville avait été sensible au ton modéré mais résolu de sa profession de foi républicaine : « Mon passé, mieux que des promesses, est un sûr garant que mon drapeau sera toujours le même, celui de la République démocratique, du progrès, de la marche en avant, de l'ordre et de la liberté. »

Il reprit sa place au centre gauche, au sein du groupe de l'Union républicaine. Très vite cependant, dès le 12 juin 1890, sa santé le contraignit à se faire mettre en congé. Il ne devait plus intervenir en séance publique et mourut en cours de mandat, le 21 juin 1891, à Bonneville (Haute-Savoie), à l'âge de 71 ans.

Prononçant son éloge funèbre, le président Charles Floquet rappelait en ces termes, à la séance du lendemain, la continuité de son action politique : « Fidèle à sa parole, après le 16 mai 1877 comme au mois d'octobre 1889, il soutint le bon combat contre les coalitions ouvertes ou déguisées qui se nouèrent, mais en vain, contre la République. »

M. Ducroz représentait également le canton de Cluses au Conseil général de la Haute-Savoie.


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