Amédée Dufaure

1851 - 1915

Informations générales
  • Né le 27 novembre 1851 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 12 juin 1915 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine-et-Oise

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 novembre 1851 à Paris, mort le 12 juin 1915 à Paris.

Député de Seine-et-Oise de 1889 à 1893.

Fils de l'ancien Garde des Sceaux, plusieurs fois président du Conseil depuis 1871, et petit-fils du Chevalier Jaubert, Pair de France et célèbre orientaliste, Amédée Dufaure naquit à Paris le 27 novembre 1851.

Tandis qu'il était secrétaire de Ferdinand Duval, préfet de la Seine, il fit ses études de droit avant d'embrasser la carrière diplomatique : attaché d'ambassade près le Vatican, puis à Madrid il continua ses activités au quai d'Orsay comme directeur de la presse sous l'autorité du duc Decazes, puis du marquis de Banneville. Il devait, par la suite, devenir le chef de Cabinet de son père, Jules Dufaure, alors Ministre de la Justice et président du Conseil.

En 1879, il abandonna le service public pour se consacrer aux écoles libres des Congrégations et devint administrateur des Assurances générales. C'est alors qu'il se présenta comme candidat conservateur aux élections municipales de Paris. Elu dans le quartier de la Madeleine le 4 mai 1884, par 1.809 voix sur 3.292 votants, il y fut réélu en 1887 et devint ainsi conseiller général de la Seine avant de briguer un mandat de député.

Aux élections générales législatives des 22 septembre et 6 octobre 1889, il fut élu dans l'arrondissement d'Etampes en Seine-et-Oise, élection difficile puisque au premier tour de scrutin il recueillit 2.317 voix contre 2.143 au général Rebillat, boulangiste, et 1.803 voix au député sortant de Jouvencel, républicain radical. Après un regroupement des voix au second tour, le 6 octobre, il triompha néanmoins par 4.437 voix contre 4.228 au député sortant radical de Jouvencel sur 8.815 votants.

Nommé secrétaire de la Chambre dès l'ouverture de la session en 1889, il fit partie de diverses Commissions, notamment de Commissions de pétitions, et déposa une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à procéder au remboursement de la Compagnie de Panama.

Le 20 août 1893, il se présenta de nouveau devant les électeurs d'Etampes, mais s'il réunit au premier tour 4.182 voix contre 3.744 à son adversaire républicain Amodru, et 1.553 voix au radical de Jouvencel, il échoua cependant, lors du scrutin de ballottage le 3 septembre suivant, en ne réunissant que 4.437 voix contre les 5.085 voix obtenues par le candidat républicain L. Amodru.

Victime du glissement à gauche de l'opinion, ce conservateur libéral se retira dès lors de la vie politique et mourut à Paris, le 12 juin 1915, à 64 ans.

Il était vice-président de la Société artistique des amateurs, Commandeur de Charles d'Espagne et Chevalier de Pie IX.