Justin, Auguste Augé

1850 - 1925

Informations générales
  • Né le 31 mars 1850 à Béziers (Hérault - France)
  • Décédé le 2 janvier 1925 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 14 mars 1897 au 31 mai 1898
Département
Hérault
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Hérault
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Hérault
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Hérault
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Béziers (Hérault) le 31 mars 1850, mort à Paris le 2 janvier 1925.

Député de l'Hérault de 1897 à 1910.

Il venait de terminer ses études au collège de Béziers, lorsque éclata la guerre de 1870. Devançant l'appel de sa classe il s'engagea au 1er régiment de zouaves et fit la campagne de 1870-1871 aux armées de la Loire et de l'Est. Démobilisé, il fonda un commerce de vins, puis, ayant reconstitué au prix de gros efforts, un vignoble de plus de 80 hectares, il se consacra désormais à la viticulture. Secrétaire du comice agricole de l'arrondissement de Béziers, conférencier et journaliste, il était le défenseur des intérêts viticoles du Midi de la France exposant avec vigueur ses vues sur les problèmes du moment : sucrage des moûts de vendanges, régime fiscal des boissons, tarifs des transports etc.

Au mois de janvier 1890, il fut élu conseiller général du canton de Capestang contre un candidat boulangiste, et ne cessa d'être réélu aux renouvellements suivants avec des majorités accrues. C'est à l'élection partielle du 28 février 1897, qu'il fut élu pour la première fois Députe, en remplacement de M. Cot qui avait démissionné le 16 janvier 1897. Il battait avec 9.076 voix, au 2° tour de scrutin le candidat socialiste, M. Cathala qui n'en obtenait que 7.658.

Il s'inscrivit au groupe radical-socialiste et fut membre de diverses Commissions.

Il déposa en 1897 une proposition de loi tendant à créer une Caisse d'assurances agricoles obligatoires contre la gelée, la grêle, les inondations, les trombes, les cyclones et les ouragans. Cette même année, il participa activement à la discussion du projet de loi concernant le rachat par l'Etat du canal du Midi et du canal latéral de la Garonne.

Il tenta également de faire supprimer les taxes d'octroi sur les boissons hygiéniques.

Réélu aux élections générales du 22 mai 1898, au 2° tour de scrutin, par 11.214 voix contre 2.947 à M. Benabenq il siégea à la Commission agricole. Il publia cette même année un rapport sur la protection des vignobles de l'Algérie, il reprit en 1899 sa proposition de loi sur la création d'une caisse d'assurances agricoles, déposa en 1900 une proposition de loi tendant à prohiber la circulation et la détention des vins surplâtrés exotiques, rapporta le projet de loi sur l'établissement par la ville de Paris de taxes directes et indirectes en remplacement des droits d'octroi sur les boissons hygiéniques, ainsi que la proposition de loi portant application à l'Algérie de la loi de 1881 sur la protection du vignoble français contre le phylloxera; lors de la discussion du budget de l'exercice 1900, il demanda que fût relevé de 500.000 francs le crédit du chapitre concernant le traitement et la reconstitution des vignobles en France.

En 1901 il revient sur ces mêmes questions de remplacement par d'autres taxes, des droits d'octroi sur les boissons hygiéniques et participe à la discussion d'interpellations sur la crise viticole.

Au cours de la discussion du budget du Ministère de la Guerre, il s'occupe de la distribution aux troupes de vin, cidre, bière, etc. (1901 et 1902).

Réélu aux élections générales du 11 mai 1902, au 2° tour de scrutin par 11.171 voix, contre 9.323 à M. de Magallon, il est membre des Commissions d'enquête sur les mines, de l'agriculture, des travaux publics et du budget pour l'exercice 1904. Il participe à la discussion du projet de loi sur la contribution des patentes (1902), s'intéresse aux vins transportés en wagons-réservoirs (1903), et s'inquiète des menées internationalistes et antimilitaristes dans l'armée (1903). Au cours de la discussion du budget de 1904, il Intervient en faveur des secours pour les victimes des calamités agricoles. Il appuie le projet de loi sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et les fabrications de denrées alimentaires (1905) et celui concernant la répression de la fraude sur les vins et le régime des spiritueux (1905).

Réélu aux élections générales du 20 mai 1906, au 2° tour de scrutin par 11.263 voix contre 8.749 à M. Mondon, il est nommé membre de la Commission des octrois, de la Commission de l'agriculture, de la Commission des boissons et de la Commission des usages industriels de l'alcool. Il s'intéresse à la distillation des vins (1907), aux fraudes sur les vins (1907), aux viticulteurs de l'Hérault victimes de la gelée et de la grêlé (1909) à la taxe de fabrication des alcools dénaturés (1909), et à la modification du tarif général des douanes. Adversaire. des cabinets modérés, donc de Méline, il soutint le cabinet Brisson, et signa l'ordre du jour qui aboutit en 1898 à la chute du cabinet Charles Dupuy. Il appuya le cabinet de Waldeck-Rousseau et fut un des premiers adhérents au « Bloc Républicain » qui s'opposa au mouvement nationaliste. Il fut en outre partisan de la révision du procès Dreyfus. Aux élections générales du 24 avril 1910, il fut battu par M. Edouard Barthe, n'obtenant que 8.142 voix, contre 9.554 à ce dernier.

Il se retira alors de la politique et vint habiter Paris où il mourut le 2 janvier 1925, dans son appartement du 30, avenue Rapp (7').