Gaston, Marcel Auguet

1904 - 1986

Informations générales
  • Né le 24 novembre 1904 à Chateauroux (Indre - France)
  • Décédé le 29 mars 1986 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Seine
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 24 novembre 1904 à Châteauroux (Indre)

Décédé le 29 mars 1986 à Paris (Seine)

Député de la Seine de 1946 à 1951

Issu d'une famille ouvrière originaire du Berry, fils de facteur, Gaston Auguet, après sa seizième année, exerce plusieurs petits métiers. En 1923, il est recruté sur concours par les Contributions indirectes : il y obtient le grade de vérificateur principal, plus tard celui d'inspecteur central des impôts. Il passe aussi avec succès un diplôme d'ingénieur des industries agricoles. Il milite au sein du syndicat national des agents des contributions indirectes, appartenant à la Fédération autonome des fonctionnaires ; en 1929, il est membre du bureau fédéral. Sa date d'adhésion au Parti communiste n'est pas connue, mais il semble qu'il ait été un militant actif à Paris en 1930. Cette année là, il est élu membre du comité de la région de « Paris-Ville ». Son parti le présente aux élections municipales de mai 1935 dans le XVIIIe arrondissement de Paris, à Clignancourt. Il est invalidé, en octobre, par le Conseil d'Etat pour n'avoir pas démissionné, dans les délais, des contributions indirectes. Il est cependant réélu en décembre et demeure conseiller municipal de Paris jusqu'en 1939. Il devient permanent du parti communiste où il exerce des responsabilités dès 1937, année où, en tant que secrétaire général de la région « Paris-ville » il est élu membre suppléant du comité central lors du IXe congrès à Arles.

Gaston Auguet approuve le pacte germano-soviétique. Il est mobilisé en septembre 1939 au 99e régiment de cavalerie. Il est déchu de son mandat électif au début de 1940 par le conseil de préfecture. Démobilisé en septembre, il entre rapidement dans la clandestinité, puis dans la Résistance. Le 12 juin 1941, il est condamné par défaut par le tribunal de Montargis à cinq ans de prison. Il est attaché à l'état major des Francs Tireurs et partisans (FTP) et finit la guerre comme capitaine. En 1944, il se marie.

En juin 1945, au Xe congrès du parti communiste, Gaston Auguet est élu membre titulaire du comité central. En même temps, il renoue avec une action municipale. Membre de l'Assemblée municipale provisoire de Paris, il est, en 1945, conseiller municipal du 4e secteur puis devient vice-président du conseil municipal et assure le secrétariat du groupe communiste à l'Hôtel de ville. De 1946 à 1947, il est aussi président du conseil général de la Seine, mais il abandonne ses mandats locaux à l'automne 1947. Entre temps, il a été élu député à l'Assemblée nationale.

Dès le 21 octobre 1945, Gaston Auguet était présent sur la liste que le parti communiste proposait aux électeurs de la 2e circonscription de la Seine. Il y figurait en 5e position derrière les candidatures de Marcel Cachin, de Jeannette Vermeersch et d'Henri Wallon, qui sont tous les trois élus. Il connaît le même échec, le 2 juin 1946, pour la seconde Assemblée nationale Constituante. En revanche, le 10 novembre de la même année, pour les premières élections législatives de la IVe République, Gaston Auguet occupe le troisième rang de la liste communiste derrière Marcel Cachin et Jeannette Vermeersch. A ce moment, il est président du conseil général de la Seine. La deuxième circonscription de la Seine voit huit listes s'affronter pour dix sièges à pourvoir. Sur 452 158 suffrages exprimés, le parti communiste en obtient 105 120 et a trois élus, comme le MRP qui a 109 407 suffrages.

Une fois son élection validée, le nouveau député de Paris est nommé membre de la commission des Finances et du contrôle budgétaire : il le demeurera jusqu'à la fin de la législature. Dans le groupe parlementaire communiste, Gaston Auguet a mené essentiellement un travail d'expert. En effet, il n'intervient quasiment pas dans les débats de politique générale. En revanche, il dépose près de vingt-cinq propositions de loi, la plupart de nature fiscale, et participe avec constance aux discussions budgétaires tout au long de la législature. Sa position est reconnue dans le groupe communiste quand il est élu vice-président de l'Assemblée nationale, le 10 janvier 1950, et réélu le 11 janvier 1951.

Pour les élections du 17 juin 1951, Gaston Auguet est à nouveau troisième de liste dans la même circonscription parisienne, mais, le parti communiste, sur 416 592 suffrages exprimés, perd près de 25 000 voix par rapport à novembre 1946, puisqu'il passe de 105 120 voix à 80 440 voix. Il n'a que deux élus, Marcel Cachin et Jeannette Thorez-Vermeersch. Gaston Auguet ne retrouve donc pas son siège. Dès lors, il a essentiellement une action politique au sein de son parti : il demeure membre du comité central pendant toute la IVe République. En 1951, il appartient à la commission d'enquête qui met sur pied l'accusation contre André Marty et Charles Tillon. Lors des élections législatives de janvier 1956, il est à nouveau présenté, dans la même position, sur la liste communiste. Les résultats du parti progressent mais pas au point de pouvoir regagner un troisième siège pour Gaston Auguet.


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