Albéric d'Espeuilles

1840 - 1931

Informations générales
  • Né le 12 novembre 1840 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 23 novembre 1931 à Cannes (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 28 octobre 1877 au 8 juin 1878
Département
Nièvre
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 7 juillet 1878 au 14 octobre 1881
Département
Nièvre
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Nièvre
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Nièvre
Groupe
Union des Droites

Biographies

Député de 1877 à 1885, né à Paris le 12 septembre 1840, frère d'Antonin d'Espeuilles et fils d'Antoine Théodore qui furent tous deux sénateurs, il entra dans la diplomatie sous l'Empire et fut secrétaire d'ambassade à Vienne, à Londres et à Rome.

Lieutenant des mobiles de la Nièvre en 1870, il prit part aux campagnes de la Loire, fut cité à l'ordre du jour de l'armée, au combat de Nancray, près Orléans, et se consacra, après la guerre, à ses fonctions de maire de Montapas.

Aux élections du 14 octobre 1877, il se porta comme candidat impérialiste, soutenu officiellement par le gouvernement du Maréchal, fut élu, au second tour (28 octobre) député de l'arrondissement de Château-Chinon (Nièvre), par 8,256 voix sur 15,508 votants et 18,921 inscrits, contre 7,185 à M. Gudin du Pavillon, député sortant, un des 363, et prit place dans le groupe de l'Appel au peuple.

Cette élection fut invalidée par la majorité. Mais les électeurs convoqués à nouveau, le 7 juillet 1878 confirmèrent M. d'Espeuilles dans son mandat législatif avec 6,945 voix (13,770 votants, 19,469 inscrits), contre 6,739 à M. Gudin. Il reprit sa place parmi les impérialistes, vota contre les ministères Dufaure et Ferry et repoussa l'article 7 et l'application des lois existantes aux congrégations religieuses, etc.

Le 21 août 1881, il obtint sa réélection dans la même circonscription avec 7,372 voix (14,703 votants, 19,802 inscrits), contre 5,744 à M. Gudin, 1,182 à M. C. Goujat, et 221 à M. Guéneau. Adversaire du gouvernement républicain, il le combattit en toute circonstance, se prononça avec la minorité de la Chambre contre les crédits du Tonkin et de Madagascar, et recommença la lutte aux élections de 1885.
Porté alors sur la liste conservatrice de la Nièvre, il y obtint, sans être élu, 39,970 voix contre 42,869 accordées au dernier élu de la liste radicale, M. Berger.


Né le 12 septembre 1840 à Paris, mort le 23 novembre 1931 à Cannes (Alpes-Maritimes).

Député de la Nièvre de 1875 à 1885 et de 1889 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 567.)

Aux élections générales législatives des 22 septembre et 6 octobre 1889, Albéric d'Espeuilles prit sa revanche de son échec de 1885 en se présentant dans la circonscription de Château-Chinon. Il fut en effet élu dès le premier tour de scrutin par 8.182 voix contre 7.866 à Maurice Berger, sur 16.164 votants. Il fut de nouveau battu quatre ans plus tard, lors du renouvellement du 20 avril 1893, par le républicain radical Jean Chandioux, qui était élu avec 8.242 voix sur 16.044 votants, contre 7.581 à lui-même.

A la Chambre, dont il fut secrétaire pour l'année 1891, il siégea dans les rangs des révisionnistes.

Après son échec de 1893 il abandonna la vie parlementaire mais entra, en 1895, au Conseil général de la Nièvre pour y représenter le canton de Moulins-Engilbert.

Il fut autorisé à relever le nom éteint de Vicence, qu'il tenait du chef de sa femme née Caulaincourt de Vicence.

Il mourut à Cannes le 23 novembre 1931 à l'âge de 91 ans.


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