Alexis Fabre

1907 - 1989

Informations générales
  • Né le 7 avril 1907 à Le crès (Hérault - France)
  • Décédé le 5 avril 1989 à Peyriac-de-mer (Aude - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 21 décembre 1948 au 4 juillet 1951
Département
Aude
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Aude
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 7 avril 1907 au Crès (Hérault)

Décédé le 5 avril 1989 à Peyriac-de-Mer (Aude)

Député de l'Aude de 1948 à 1955

Licencié en droit, titulaire du diplôme d'études supérieures (droit public et économie politique) et du diplôme de l'Ecole des sciences politiques, Alexis Fabre exerce comme avocat au barreau de Narbonne. Propriétaire exploitant viticulteur, il est élu maire de Peyriac-de-Mer (arrondissement de Narbonne) en 1945, comme le furent son père (de 1919 à 1940) et son grand-père (en 1870). Il conserve son mandat municipal jusqu'en 1983.

Candidat malheureux aux élections à la seconde Constituante, sur la liste du Rassemblement des gauches républicaines le 2 juin 1946, il se représente, sans succès, aux élections législatives du 10 novembre 1946. Mais après le décès de Gabriel Cudenet, tête de liste qui avait obtenu 26 977 suffrages sur 127 439 exprimés, Alexis Fabre est appelé à le remplacer à l'Assemblée nationale, le 24 décembre 1948. Il est nommé membre de la Commission des affaires économiques (1949-1951), de la Commission du ravitaillement (1949), de la Commission des boissons (1949-1951), de la Commission chargée d'enquêter sur les problèmes du vin (1949). Le 7 juin 1949, il est appelé à figurer sur la liste des jurés de la Haute cour de justice.

Au cours de la législature, il dépose cinq propositions de loi et rapports, tous relatifs aux problèmes de l'Aude et de la viticulture, profession dont il est un représentant actif au sein des associations professionnelles. Il se prononce en faveur de la constitution du Conseil de l'Europe (9 juillet 1949) et de la ratification du Pacte Atlantique (26 juillet) ainsi que pour la réforme électorale entraînant le scrutin de liste majoritaire départemental avec apparentement (7 mai 1951 ).

Les élections du 17 juin 1951 le portent de nouveau à l'Assemblée avec 25 286 voix sur 125 070 suffrages exprimés. La liste d'entente du Rassemblement des gauches républicaines et du Parti radical qu'il conduit réunit 19,4 % des suffrages, un apparentement étant conclu avec les listes SFIO et MRP. Alexis Fabre est reconduit dans la Commission des boissons (1951-

1955) dont il est élu vice-président en 1951. Il est également élu membre de la Commission des territoires d'Outre-mer (1951-1955). De 1951 à 1953, il dépose quatorze textes dont le plus grand nombre concerne le réforme du Code du vin.

Alexis Fabre ne prend pas part au vote sur le projet de loi Marie et s'oppose à la proposition Barangé favorables à l'enseignement privé (21 septembre 1951), vote pour la ratification du traité instituant la CECA (13 décembre), pour l'investiture d'Antoine Pinay (6 mars 1952) et de Joseph Laniel (26 juin 1953). Il refuse pourtant la confiance à ce dernier après Diên-Biên-Phû (13 mai 1954) et s'abstient sur sa politique en Indochine (12 juin, chute du cabinet). Après avoir voté l'investiture de Pierre Mendès France (17 juin), il approuve les Accords de Genève qui mettent fin aux hostilités en Indochine (23 juillet). Absent lors du vote sur la Communauté européenne de défense (30 août), il ratifie les Accords de Londres (12 octobre) et de Paris (29 décembre) relatifs à la fin de l'occupation de l'Allemagne et à son réarmement. Le 4 février 1955, Alexis Fabre approuve le gouvernement Mendès France sur l'Afrique du Nord (chute du cabinet) puis vote la confiance à Edgar Faure (23 février) et se prononce en faveur de son projet de réforme électorale rétablissant le scrutin d'arrondissement (16 novembre), mais s'abstient volontairement sur le mode de scrutin et la date des élections (29 novembre 1955-chute du cabinet)

Lors des élections anticipées du 2 janvier 1956, Alexis Fabre, à la tête de la liste radicale, obtient 21 286 voix sur 135 518 suffrages exprimés, qui ne lui permettent pas de retrouver son siège.



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