Albert, Joseph Ferry

1833 - 1893

Informations générales
  • Né le 27 février 1833 à Fraize (Vosges - France)
  • Décédé le 16 décembre 1893 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Vosges
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Vosges
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 24 juin 1893
Département
Vosges

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 11 juin 1893 au 16 décembre 1893

Biographies

Député de 1881 à 1889, né à Fraize (Vosges) le 27 février 1833, il n'est pas de la même famille que Charles Ferry (1834-1909), député des Vosges de 1881 à 1889.

Albert Joseph Ferry étudia le droit, s'inscrivit au barreau de Saint-Dié et devint maire de cette ville. Membre, secrétaire et vice-président du conseil général des Vosges pour le canton de Gérardmer, il se présenta comme républicain opportuniste, le 21 août 1881, dans la 2e circonscription de Saint-Dié, et fut élu député par 5 560 voix (8 612 votants, 13 625 inscrits), contre 2 616 à M. Rovel, candidat républicain intransigeant.

Il fit partie du nouveau groupe de la gauche radicale, soutint la politique opportuniste dont son homonyme était le chef, donna son suffrage à l'expédition du Tonkin, et porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine unique formée dans les Vosges, fut élu député de ce département, le 6e et dernier, par 45 056 voix (87 635 votants, 108 409 inscrits).

Il appuya de son vote, dans la législature, les cabinets Rouvier et Tirard, se prononça:

- pour les conventions avec les compagnies de chemins de fer,
- pour le rétablissement du divorce,
- pour les surtaxes sur les céréales,

et, en dernier lieu,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour les poursuites contre le général Boulanger;

il s'abstint sur le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse.


Né le 27 février 1833 à Fraize (Vosges), mort le 16 décembre 1893 à Paris.

Député des Vosges de 1881 à 1893.

Sénateur des Vosges en 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II. p. 639.)

Homonyme, mais sans parenté avec Jules Ferry, Albert Ferry fut réélu dès le premier tour de scrutin aux élections générales législatives du 22 septembre 1889, dans la 2e circonscription de Saint-Dié, avec 5 602 voix sur 10 739 votants, contre 3 134 à M. Stouls et 1 819 à M. de Vomécourt.

Républicain, Albert Ferry, en 1891, dans la discussion du « tarif Méline », c'est-à-dire du tarif général des douanes de 1892 se range à côté des protectionnistes. Il vote contre l'électorat et l'éligibilité des femmes aux conseils des prud'hommes, pour l'ajournement de la proposition de loi tendant à donner des pouvoirs spéciaux à la commission d'enquête sur l'affaire de Panama.

Mais le 17 mars 1893 meurt son homonyme Jules Ferry ; le 11 juin suivant, Albert Ferry est candidat au siège de sénateur des Vosges ainsi vacant et il l'obtient par 497 voix contre 442 au frère du défunt, Charles Ferry, au premier tour de scrutin, sur 983 votants.

Il donna sa démission de député le 24 juin.

Albert Ferry siégea peu de temps au Sénat et n'y prit jamais la parole.

Le 14 novembre 1893, il demanda un congé de maladie. Il ne devait jamais plus reparaître au Sénat. II mourut, en effet, le 16 décembre 1893 à Paris, à l'âge de 60 ans.