Ernest Flandin

1868 - 1943

Informations générales
  • Né le 19 juin 1868 à Caen (Calvados - France)
  • Décédé le 12 mars 1943 à Saint-cloud (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Calvados
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Calvados
Groupe
Républicains nationalistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Calvados
Groupe
Républicain progressiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Calvados
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Calvados
Groupe
Entente républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Calvados
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Calvados
Groupe
Union républicaine démocratique

Biographies

Né le 19 juin 1868 à Caen (Calvados).

Député du Calvados de 1902 à 1932.

Fils d'Anatole Flandin, ancien secrétaire général du Calvados sous le Second Empire et ancien député bonapartiste de ce département de 1876 à 1881, petit-fils de Louis Flandin, représentant du peuple de Seine-et-Oise en 1848 et en 1849, appelé au nouveau Conseil d'Etat dès le 25 janvier 1852, Ernest Flandin naquit à Caen vers la fin du Second Empire. Sa licence en droit acquise, il poussa jusqu'au doctorat qu'il obtint en 1894.

Il s'inscrivit au barreau de la Cour d'appel de Paris et plaida de 1893 à 1902, date à laquelle il entra à la Chambre, puis au Conseil général du Calvados où il sera réélu constamment. Il ne donnera sa démission que pour raisons de santé 1932, Lieutenant de réserve au 38e régiment d'artillerie en 1914, il terminera la guerre comme capitaine au 115e régiment de ligne : sa conduite lui vaudra la Croix de guerre et, le 30 juillet 1916, la Légion d'honneur.

C'est pour défendre les bouilleurs de cru, si influents dans la région, et comme candidat de la « Patrie française » qu'il se présenta aux élections générales législatives des 27 avril et 11 mai 1902, dans la circonscription de Pont-l'Evêque. Il fut élu au scrutin de ballottage, après être arrivé en tête au premier tour avec 5.956 voix sur 12.168 votants, contre 3.040 à Vivien, 1.847 au radical d'Hangest et 1.116 seulement au député sortant de Witt ; le 11 mai, il triomphait aisément avec 8.245 voix sur 11.210 votants de M. d'Hangest, seul à se maintenir contre lui, qui n'avait gagné que peu de voix en totalisant 2.632 suffrages. Jusqu'à la Grande guerre, il sera très facilement réélu au premier tour de scrutin, à chaque renouvellement, avec 9.079 voix sur 12.085 votants contre 2.622 à Chesneau le 6 mai 1906 ; 8.296 voix sur 12.836 votants contre 4.188 à Charrier le 24 avril 1910 ; 9.118 voix, enfin, sur 12.228 votants, contre 2.926 à Chesneau le 26 avril 1914.

C'est au scrutin de liste qu'eut lieu, après la guerre, le 16 novembre 1919, l'élection de la Chambre bleu horizon. Troisième de la liste d'union nationale républicaine dont les quatre candidats furent élus, il obtint 27.058 voix sur 42.352 votants ; quatre ans plus tard, les six candidats de la liste d'union nationale républicaine sont tous élus le 11 mai 1924 et Ernest Flandin, inscrit en seconde position, recueille 49.486 suffrages sur 76.947 votants. Le scrutin uninominal ayant été rétabli pour le renouvellement de 1928, il retrouva sa circonscription de Pont-l'Evêque et la même fidélité chez ses électeurs qui le renvoient à la Chambre dès le premier tour, le 22 avril, avec 9.335 voix sur 12.175 votants, contre 1.526 à Letavernier. Sa santé, très altérée l'année précédente, l'empêcha de se représenter au renouvellement du 1er mai 1932. Le 20 août 1881, Paul Duchesne-Fournet avait remplacé Anatole Flandin, le père d'Ernest ; quand ce dernier, en 1932, décida de ne pas se présenter, ce fut, détail piquant, Pierre Duchesne-Fournet, le fils de Paul, qui lui succéda pour soutenir les intérêts du Calvados à la Chambre.

Progressiste, puis non inscrit, il siégea après la guerre dans les rangs de l'Union républicaine démocratique (U.R.D.).

L'activité d'Ernest Flandin au cours de ses trente années de mandat fut assez importante : on lui doit en effet près d'une trentaine de propositions de loi ou de résolution, une vingtaine de rapports et environ une centaine d'interventions à la tribune. Il se fera une spécialité des questions militaires - il fut vice-président de la Commission de l'armée - mais plus particulièrement de celles qui ressortissent à la marine, ainsi que de tout ce qui touche à l'activité et à la défense des bouilleurs de cru.

Sa santé lui ayant interdit de se représenter aux élections générales des 1er et 8 mai 1932, il donna, le 8 août de la même année, sa démission de vice-président et de membre du Conseil général du Calvados. Il se contenta de garder pendant deux années encore, jusqu'en 1934, la présidence de la Société d'agriculture de l'arrondissement de Pont-l'Evêque qu'il occupait depuis 1927.



Né le 19 juin 1868 à Caen (Calvados) Décédé le 12 mars 1943 à Saint-Cloud (Seine-et-Oise)

Député du Calvados de 1902 à 1932

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1696, 1697)

Retiré de la vie politique depuis 1932, Ernest Flandin meurt le 12 mars 1943 à Saint-Cloud, à l'âge de 74 ans.