René Fonck

1894 - 1953

Informations générales
  • Né le 27 mars 1894 à Saulcy-sur-meurthe (Vosges - France)
  • Décédé le 18 juin 1953 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Vosges
Groupe
Gauche républicaine démocratique

Biographies

Né le 27 mars 1894 à Saulcy-sur-Meurthe (Vosges).

Député des Vosges de 1919 à 1924.

Ingénieur des Arts-et-Métiers, René Fonck s'engage dès le début de la guerre de 1914. C'est au centre d'aviation de Bron, près de Lyon, qu'il va faire ses premières armes. Adjudant-chef, il devient pilote de chasse à l'escadrille Spa 103 ; il s'illustrera sur la Somme et abattra le lieutenant Wissemann, le vainqueur de Guynemer. Chevalier de la Légion d'honneur le 15 décembre 1917, sous-lieutenant, puis lieutenant en mai 1918, il comptera 75 victoires officiellement homologuées au cours des 127 combats aériens dont il était sorti vainqueur. Seize fois cité déjà en 1918, il terminera, la guerre comme capitaine avec 23 citations, la Médaille militaire, la Croix de guerre et la rosette d'officier de la Légion d'honneur.

C'est tout auréolé de sa jeune gloire que René Fonck va se présenter aux élections générales législatives du 16 novembre 1919, pour lesquelles le scrutin de liste avait été rétabli. Second de la liste d'union républicaine démocratique conduite par un des députés sortants des Vosges, Constant Verlot, il fut élu en totalisant personnellement 29.799 voix sur 79.877 votants. Au renouvellement du 11 mai 1924, la liste d'union républicaine, toujours conduite par Constant Verlot, n'eut que celui-ci comme élu et René Fonck, malgré 19.724 voix sur 89.925 votants, ne put garder son siège de député. Le rétablissement du scrutin uninominal ne lui fut pas plus favorable ; il s'était présenté dans la circonscription de Saint-Dié, qui avait été celle de Jules Ferry, contre son ancien colistier Constant Verlot plus heureux que lui cette fois encore. Le député sortant écrasait en effet dès le premier tour ses adversaires avec 13.320 voix, Fonck n'en obtenant que 3.501 pour sa part, sur 24.234 votants. Ce second échec l'éloigna définitivement des joutes parlementaires. Inscrit à la Chambre au groupe de la gauche républicaine démocratique, il siégea à la commission de l'armée et à celle des comptes définitifs (1920).

Secrétaire d'âge dès son entrée au Parlement en 1919, il fut renouvelé dans ces fonctions en 1922.

Il ne s'intéressa qu'à des questions concernant l'aéronautique, plus particulièrement par le biais de la discussion des budgets : il fit des interventions pleines de vues d'avenir - ne prévoyait-il pas en 1922 que l'on traverserait un jour la Méditerranée en deux heures et « l'Océan atlantique en dix » - et tenta de toute sa conviction de faire sortir l'aviation française des limbes où elle se trouvait encore au lendemain de la guerre.

Après ce passage à la Chambre, il sera chargé de mission en Amérique du Sud et contribuera à l'établissement des premières liaisons aériennes commerciales avec ce continent. En 1926, dans une tentative de traversée de l'Atlantique, son appareil s'écrasera au sol et prendra feu, sans dommage pour lui heureusement. Il remplira ensuite diverses missions officieuses en Europe centrale.

Au moment de la seconde guerre mondiale Fonck était commandant de l'armée de l'Air et commandeur de la Légion d'honneur.



Né le 27 mars 1894 à Saulcy-sur-Meurthe (Vosges)

Décédé le 18 juin 1953 à Paris

Député des Vosges de 1919 à 1924

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1708)

Ayant conservé des contacts avec l'aviateur allemand Udet, le colonel René Fonck connaît un certain effacement après la seconde guerre mondiale. Pendant celle-ci il participe, en qualité de négociateur secret, à la préparation de l'entrevue de Montoire et son témoignage sera joint, en 1950, à une demande en révision du procès du Maréchal Pétain.

Après la Libération, il devient directeur d'une entreprise industrielle.

Il meurt le 18 juin 1953, dans son appartement de la rue du Cirque et, le 4 avril 1962, une plaque commémorative est apposée, en présence du général Weygand, sur l'immeuble où vécut celui qui est resté pour l'Histoire « L'as des as ».



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