Achille Fould

1861 - 1926

Informations générales
  • Né le 10 août 1861 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 15 février 1926 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 5 avril 1903 au 31 mai 1906
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 août 1861 à Paris (8e), mort le 15 février 1926 à Paris.

Député des Hautes-Pyrénées de 1889 à 1906.

Père du précédent, Achille Fould était l'héritier d'une famille de banquiers et d'hommes politiques. Son grand-père, Achille Fould, avait été ministre des Finances de Napoléon ILI, aussi est-ce tout naturellement vers le bonapartiste que penchent ses préférences lorsque, conseiller général des Hautes-Pyrénées, il sollicite pour la première fois les suffrages des électeurs de la deuxième circonscription de Tarbes aux élections législatives de 1889.

Elu au premier tour par 6.722 voix sur 12.090 votants contre 5.319 à son principal adversaire, M. Narbonne, républicain, Achille Fould siégera à droite, avec les révisionnistes.

En 1893, il est réélu au premier tour par 7.481 voix sur 10.125 votants contre 1.090 à M. Romain-Besquès et se range dans les rangs des républicains ralliés. Réélu au deuxième tour, le 22 mai 1898, par 5.965 voix sur 11.940 votants contre 5.729 à M. Joseph-Achille Fitte, radical-socialiste, qui avait été gratifié au premier tour du même nombre de voix que lui, son élection est contestée mais la Chambre prononce finalement la validation et Charles, Achille Fould s'inscrit au groupe des républicains libéraux comme candidat républicain ministériel.

Dans son programme électoral, Achille Fould s'intéresse essentiellement aux questions fiscales et à l'assainissement des finances publiques : « je reste l'adversaire résolu d'un impôt progressif inquisitorial et arbitraire qui obligerait le contribuable à révéler le secret de ses affaires, à mettre en vue sa vie intime et peut-être ses malheurs. Cet impôt serait la ruine de la France. J'estime qu'il importe plutôt de faire de sérieuses économies sur le personnel des fonctionnaires en France et dans les colonies... Ce programme... c'est le programme du gouvernement de M. Méline... c'est celui que j'ai défendu... »

En 1902, il se présente dans la circonscription voisine d'Argelès contre le député sortant M. Alicot, progressiste. Il est le candidat de M. Rousseau contre celui de M. Méline. Il obtient 5.278 voix le 11 mai (deuxième tour) sur 10.197 votants, M. Alicot réunissant 4.769 suffrages. Cette élection est annulée par la Chambre le 24 janvier 1903 et à l'élection partielle du 5 avril 1903, en l'absence de son principal adversaire, il est élu avec une avance confortable sur ses principaux concurrents, totalisant 4.859 voix sur 9.503 votants, alors que son concurrent le mieux placé, M. Sassère, n'en obtient que 1.596.

Mais le candidat de Méline aura sa revanche et Achille Fould n'obtient que 3.872 voix aux élections du 6 mai 1906. Il doit s'incliner devant Alicot qui recueille 5.304 suffrages sur 10.580 votants.

Retiré de la vie politique, il meurt en 1926, à l'âge de 65 ans, en son domicile parisien.