Joseph, Anatole Bosquillon de Frescheville

1823 - 1911

Informations générales
  • Né le 23 février 1823 à Saint-esprit (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 18 février 1911 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Nord
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Nord
Groupe
Union des Droites

Biographies

Député depuis 1885, né à Saint-Esprit près Bayonne (Basses-Pyrénées) le 23 février 1823, il descendait d'une famille de noblesse d'épée originaire des Flandres, et était fils d'un colonel du 2e léger blessé à la prise d'Alger (1830) et tué peu après dans une reconnaissance.

Elevé au lycée Saint-Louis, Joseph de Frescheville entra à l'Ecole polytechnique en 1843, en sortit officier d'artillerie, fit la campagne de Crimée comme capitaine, la campagne d'Italie, celle de 1870 sous Metz comme chef d'escadron du 11e d'artillerie, et, au retour de la captivité en Allemagne, fut nommé lieutenant-colonel, puis (1871) directeur de l'école d'artillerie de Douai, enfin colonel du 27e d'artillerie à Douai.

Promu général de brigade, il fut mis à la tête de la 4e brigade d'infanterie à Saint-Omer, et fut placé au cadre de réserve, dans la 2e section de l'état-major général, le 8 février 1885. Il se retira alors dans ses propriétés de Cassel (Nord), se fit agriculteur et devint président de la Société d'agriculture de Dunkerque.

Porté, aux élections générales du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice du Nord, le général de Frescheville fut élu député, le 15e sur 20, par 161 480 voix sur 292 696 votants et 348 224 inscrits. Il siégea à droite, présida la commission de la loi sur l'espionnage, fut membre des commissions de l'unification de la solde dans l'armée, des cadres de la marine, etc., et prit la parole sur les questions militaires : en juin 1887, lors de la discussion de la nouvelle loi sur l'armée, il soutint qu'on devait faire un essai plus complet de la loi de 1872, avant de consacrer législativement les réformes que cette loi autorisait le ministre à appliquer par décrets. Il parla aussi sur les questions agricoles et défendit les idées protectionnistes.

Dans la dernière session, le général de Frescheville a voté :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1855, officier en 1859, commandeur le 27 décembre 1884.



Né le 23 février 1823 à Saint-Esprit près Bayonne (Basses-Pyrénées), mort le 18 février 1911 à Paris.

Député du Nord de 1885 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 68.)

Aux élections générales de 1889, il fut élu au premier tour dans la première circonscription de Hazebrouck, par 8.995 voix sur 11.603, contre 2.117 à son adversaire le mieux placé. Il n'eut qu'une activité réduite au cours de la législature.

Aux élections générales de 1893, il fut battu au deuxième tour par l'abbé Lemire. Il devait mourir à Paris, le 18 février 1911, à l'âge de 88 ans.