Casimir Gastellier

1830 - 1895

Informations générales
  • Né le 1er janvier 1830 à Coulommiers (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 3 mai 1895 à Coulommiers (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Radical-socialiste

Biographies

Député depuis 1885, né à Coulommiers (Seino-et-Marne) le 1er janvier 1830, il était fils d'un marchand de briques peu aisé, chez qui il débuta comme apprenti et à qui il succéda.

Il donna bientôt une grande extension à son industrie et créa deux autres fabriques. Fondateur (1870) et président de l'Union céramique de France, constructeur de chemins de fer, membre du jury des expositions internationales, il fit de l'opposition libérale à l'Empire, et devint conseiller municipal de Coulommiers (1865-1884), conseiller général de Seine-et-Marne pour le canton de Claye, et plus tard, maire de Fresnes.

Porté, aux élections législatives du 4 octobre 1885, sur la liste radicale de Seine-et-Marne, il fut élu député, le 3e sur 5, par 43,608 voix sur 73,741 votants et 98,824 inscrits. Le candidat le plus favorisé de la liste opportuniste, M. Lenieut, n'obtint que 19,013 voix. M. Gastelier siégea à la gauche radicale, ne parut jamais à la tribune, et vota:

- pour la révision des tarifs douaniers,
- pour la surtaxe des céréales,
- pour la révision du cadastre,
- pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat,
- pour l'élection du Sénat au suffrage universel.

Dans la dernière session, il s'est prononcé:

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Né le 1er janvier 1830 à Coulommiers (Seine-et-Marne), mort le 3 mai 1895 à Coulommiers.

Député de Seine-et-Marne de 1885 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, tome ILI, page 128.)

Il fut réélu au premier tour des élections générales législatives du 22 septembre 1889, dans l'arrondissement de Coulommiers, par 6.246 voix contre 5.182 à M. Petit sur 11.744 votants.

Il était inscrit au parti radical et radical-socialiste, et son deuxième programme électoral marquait son souci d'une lutte efficace contre la concurrence étrangère, de l'équilibre rationnel du budget par la suppression des dépenses inutiles, de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, de la stabilité des ministères de la Guerre et de la Marine et sa réprobation des menées boulangistes.

Son rôle à la Chambre fut assez effacé. Il ne se distingua que par un rapport déposé au nom du premier bureau sur l'élection de M. Francis Laur.

Non réélu en 1893 et très affecté, en outre, par le décès de sa femme, il vit rapidement ses forces décliner et, à la veille de sa mort, il légua à la ville de Coulommiers une somme de 20.000 francs pour la fondation de bourses d'études. Une avenue de Coulommiers porte son nom.