Maurice Gérard

1853 - 1924

Informations générales
  • Né le 4 octobre 1853 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 23 décembre 1924 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Calvados
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Calvados
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Calvados
Groupe
Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Calvados
Groupe
Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 octobre 1853 à Paris, mort le 23 décembre 1924 à Paris.

Député du Calvados de 1902 à 1919.

Fils du député du Calvados Henri Alexandre Gérard, il était propriétaire d'un grand domaine dans la région de Bayeux et éleveur. En outre, il fut comme son père membre du conseil d'administration de la compagnie des chemins de fer de l'Ouest.

Ses premiers mandats furent locaux : en 1886, il devint conseiller général du canton de Trévières (arrondissement de Bayeux) puis vice-président du Conseil général du Calvados et le demeura jusqu'en 1924 ; en 1891 il fut élu maire de Maisons (Calvados) et conserva ce mandat jusqu'en 1919.

Le 1er mai 1902 il succéda à son père au siège de Bayeux, où il fut élu au premier tour de scrutin par 7.403 voix contre 3.161 à M. d'Arthenay (nationaliste) et 2.803 voix à M. Lamy. Il devait retrouver trois fois son siège au premier tour : en 1906 par 7.219 voix contre 3.605 à M. d'Arthenay ; puis en 1910 et en 1914, où il fut seul candidat.

Député de tendance conservatrice (royaliste) il votera avec la droite lors des grands scrutins. Mais, suivant la tradition de son père, c'est plus particulièrement aux problèmes agricoles et aux questions locales qu'il s'attachera. Il siégera régulièrement à la commission de l'agriculture et à la commission des douanes. En 1904-1905, il prendra à plusieurs reprises la parole dans la discussion des projets de loi réprimant les fraudes dans la production et le commerce des denrées alimentaires (dès 1893 son père avait déposé une proposition de loi allant dans ce sens).

Il interviendra également en 1909 en faveur des sinistrés de sa région victimes d'une tempête.

Il ne se représentera pas aux élections de 1919, laissant la place à son fils François.

Il mourut à Paris le 23 décembre 1924. Il était membre de l'Académie d'agriculture et chevalier de la Légion d'honneur.