Henri, Antoine, Marie Germain

1824 - 1905

Informations générales
  • Né le 19 février 1824 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 2 février 1905 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Ain
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Ain
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Ain
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Ain
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Ain
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Ain
Groupe
Opportuniste

Biographies

Député de 1869 à 1870, représentant en 1871, député de 1876 à 1885, né à Lyon (Rhône) le 19 février 1824, gendre de M. Vuitry, président du conseil d'administration du Crédit lyonnais, administrateur de la Société des Forges de Châtillon et Commentry, et des mines de Montrambert, il s'était surtout occupé de questions financières et industrielles, lorsqu'il se présenta aux élections législatives du 24 mai 1869, comme candidat indépendant au Corps législatif dans la 3e circonscription de l'Ain; il fut élu par 18,073 voix sur 30,946 votants et 38,258 inscrits, contre 10,190 voix à M. Bodin, candidat ofticiel, et 2,594 à M. Jullien. Il prit place au centre gauche, soutint l'empire libéral, fit voter ses électeurs pour le plébiscite et se prononça pour la guerre contre la Prusse.

Le 8 février 1871, il fut élu représentant de l'Ain à l'Assemblée nationale, le 2e sur 7, par 58,331 voix sur 71,803 votants et 107,184 inscrits. Il siégea au centre gauche, fut membre de la réunion Saint-Marc-Girardin, parla avec autorité et fut écouté dans les questions de finances, notamment en faveur de l'impôt sur le revenu, fit partie des commissions des budgets, et vota:

- pour la paix,
- contre la pétition des évêques,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour le service militaire de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre l'arrêté sur les enterrements civils,
- contre le septennat,
- pour l'admission à titre définitif des princes d'Orléans dans l'armée,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Président du conseil général de l'Ain, dont il était membre pour le canton de Châtillon-sur-Chalaronne, il fut réélu député, le 20 février 1876, dans l'arrondissement de Trévoux, par 13,565 voix sur 15,719 votants et 23,940 inscrits, contre 1,385 voix au colonel Denfert-Rochereau, qui ne s'était pas porté candidat. Il devint président du groupe du centre gauche, se prononça contre le ministère du 16 mai et fit partie des 363.

Réélu, en cette qualité, le 14 octobre 1877, par 15,924 voix sur 20,509 votants et 24,766 inscrits, contre 4,530 voix à M. Musset, il soutint énergiquement le parti républicain, et, aux élections du 21 août 1881, se présenta avec un programme où il demandait : la révision de la constitution, la modification du mode d'élection des sénateurs, la suspension de l'inamovibilité de la magistrature, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le service militaire de trois ans obligatoire pour tous, une meilleure répartition des impôts, l'instruction laïque, gratuite et obligatoire, la liberté de réunion, la liberté de la presse.

Réélu député par 11,400 voix sur 13,987 votants et 24,827 inscrits, il appuya de ses votes les mesures des ministères opportunistes qui faisaient partie de son programme, prit une part importante aux débats financiers, proposa de substituer à l'impôt foncier un impôt sur le tabac et sur l'alcool (décembre 1883), demanda la suppression de l'impôt du sel, l'augmentation de l'impôt sur le sucre, réclama la suppression des dépenses extraordinaires (janvier 1885), déposa (mars) un amendement remplaçant les droits protecteurs par un dégrèvement de l'impôt foncier équilibré par une surtaxe de 144 fr. sur l'hectolitre d'alcool, et fit (juin) un véritable réquisitoire contre la gestion financière du gouvernement.

Il ne fut pas porté, au renouvellement du 4 octobre 1885, sur la liste républicaine du département de l'Ain, et, candidat indépendant de nuance centre gauche, il échoua avec 15,073 voix sur 76,043 votants. Il se présenta, le 13 décembre suivant, à l'élection sénatoriale partielle destinée à pourvoir, dans l'Ain, au remplacement de M. Robin, décédé; il n'obtint que 277 voix contre 602 données à l'élu, M. Morellet. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1886).

Né le 9 février 1824 à Lyon (Rhône), mort le 2 février 1905 à Paris.

Député au Corps législatif en 1869.

Représentant de l'Ain à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876.

Député de l'Ain de 1876 à 1885 et de 1889 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III. p. 161.)

H. Germain retrouva son siège de député aux élections du 22 septembre 1889, dans la circonscription de Trévoux, l'emportant au premier tour sur M. Chalendon, révisionniste-boulangiste, par 12.727 voix contre 7.676 sur 20.541 votants.

Membre de la commission du budget, il continua de prendre une part active aux débats d'ordre économique ou financier. C'est ainsi qu'il participa longuement à la discussion du budget de 1891, défendant comme il l'avait toujours fait l'ordre et l'épargne dans les finances publiques, déplorant les dépenses excessives consacrées aux grands travaux et notamment à la construction de chemins de fer, mettant en garde le gouvernement contre tout recours à l'emprunt, préconisant l'augmentation éventuelle des taxes sur l'alcool et sur les valeurs mobilières, la diminution du service de la dette.

Les principaux autres débats auxquels il prit part dénotent les mêmes préoccupations.

En matière fiscale il s'opposa en effet avec persistance à toute augmentation de la contribution foncière sur les propriétés bâties donnant sa préférence aux formes d'impôts citées plus haut.

D'autre part, il exposa à plusieurs reprises son point de vue sur le rôle que devaient jouer les caisses d'épargne en proposant notamment une diminution de l'intérêt servi aux gros déposants afin d'éviter une concurrence préjudiciable à la rente.

Enfin, il se montra favorable au renouvellement du privilège de la Banque de France au cours d'un long exposé sur les mérites de cette institution.

Il ne se représenta pas aux élections de 1893, consacrant désormais tout son temps à la tâche de président du conseil d'administration du Crédit lyonnais.

Il mourut le 2 février 1905, à l'âge de 81 ans.

Membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1886, une notice sur sa vie et ses travaux fut présentée à cette compagnie le 2 décembre 1905 par M. E. d'Eichtal, qui retrace sa brillante carrière de financier et d'homme politique et rend hommage à sa compétence, à sa sincérité et à l'énergie souvent passionnée avec laquelle il défendit ses thèses.

Il publia plusieurs ouvrages parmi lesquels un Recueil de discours parlementaires, 1885 ; des études sur la Situation financière de la France en 1886 et sur l'Etat politique de la France en 1886 ; une notice sur V. Brunet, Etc.

Il était chevalier de la Légion d'honneur.


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