Camille Godelle

1832 - 1899

Informations générales
  • Né le 21 octobre 1832 à Guise (Aisne - France)
  • Décédé le 19 mars 1899 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 8 février 1878
Département
Aisne
Groupe
ZZZ
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 avril 1879 au 14 octobre 1881
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 15 février 1893
Département
Aisne

Biographies

Député de 1877 à 1878 et de 1879 à 1881, né à Guise (Aisne) le 21 octobre 1832, fils de Camille Godelle qui avait été représentant en 1849, il se fit recevoir avocat, puis docteur en droit (1855), et débuta dans la magistrature comme substitut à Châteauroux (1856).

Substitut du procureur général à Colmar (1859), avocat général à Metz (1861), premier avocat général à la même cour (1862), il était à son poste pendant le siège de la ville (1870). Nommé procureur général à Nancy (1871), officier de la Légion d'honneur (1874), il devint, la même année, directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice, et conseiller d'Etat en service extraordinaire.

Il passa, en 1875, à la cour de Cassation comme avocat général, et tenta, le 30 janvier 1876, de se faire nommer sénateur dans l'Aisne; mais il n'obtint que 141 voix sur 921 votants; le 8 janvier 1882, il ne réunit dans la Seine comme candidat au Sénat que 9 voix sur 202 votants.

Il fut plus heureux aux élections législatives du 14 octobre 1877, qui suivirent la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 mai, et fut élu député de la 1re circonscription de Vervins (Aisne), comme candidat du gouvernement, par 7,480 voix sur 14,533 votants et 16,828 inscrits, contre 6,926 voix à M. Soye, député républicain sortant, l'un des 363.

Mais cette élection fut invalidée par la majorité de la Chambre nouvelle, et les électeurs de Vervins, convoqués à nouveau le 7 avril 1878, élurent M. Soye par 7,738 voix contre 7,377 à M. Godelle.

Le 6 avril 1879, le 8e arrondissement de Paris ayant à pourvoir au remplacement de son député, M. Touchard, décédé, élut M. Godelle au 2e tour de scrutin, par 6,509 voix sur 11,620 votants et 16,134 inscrits, contre 5,011 voix à M. Clamageran, candidat républicain. M. Godelle siégea a droite, combattit la politique coloniale et religieuse du gouvernement, et prit la parole eu plusieurs circonstances.

Aux élections générales du 21 août 1881, il échoua dans le 8e arrondissement de Paris, avec 4,682 voix contre 4,738 à M. Passy, républicain, élu; porté, aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice dans la Seine et dans l'Aisne, il ne fut élu ni à Paris (84,407 voix sur 434,011 votants) ni à Laon (50,808 voix sur 117,821 votants).

Officier de l'Instruction publique.

Né le 21 octobre 1832 à Guise (Aisne), mort le 19 mars 1899 à Paris (17e).

Député de l'Aisne de 1877 à 1878 (invalidé).

Député de la Seine de 1879 à 1881.

Député de l'Aisne de 1889 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, tome ILI, p. 200.)

Après son double échec en 1881 et en 1885, il se présente aux élections du 22 septembre 1889 à Vervins, 1re circonscription de l'Aisne.

Il fut élu, au premier tour de scrutin, par 7.023 voix sur 16.140 inscrits et 12.840 votants, contre 4.824 voix à M. Dupuy, son rival républicain, député sortant, et 773 voix à M. Desmazures.

En janvier 1893, contestant les tarifs de douane appliqués à la vannerie, 6.000 ouvriers vanniers de Vervins cessaient le travail pour protester contre l'insuffisance de leurs salaires. Le 9 février, M. Godelle demande à interpeller le ministre du Commerce, M. Jules Siegfried, sur cette affaire et refuse d'engager sa responsabilité en cas de troubles. La discussion de l'interpellation est fixée à huitaine.

Avec son collègue Castelin, M. Godelle déposa, deux jours plus tard, une proposition de loi tendant à modifier le tarif des douanes applicable à la vannerie. Ce fut sa dernière manifestation politique. Quelques jours après, le 15 février 1893, acte est donné par le président de séance de la démission de M. Godelle.

Il mourut à Paris le 19 mars 1899, a l'âge de 67 ans.