Claude Goujat

1845 - 1926

Informations générales
  • Né le 22 février 1845 à Moissy-moulinot (Nièvre - France)
  • Décédé le 18 décembre 1926 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Nièvre
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Nièvre
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Nièvre
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Nièvre
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 22 février 1845 à Moissy-Moulinot (Nièvre), mort le 18 décembre 1926 à Paris.

Député de la Nièvre de 1893 à 1910.

Fils de propriétaires cultivateurs de la Nièvre, Claude Goujat exerça de 1870 à 1883, à Château-Chinon, la profession d'avoué. Il devint par la suite arbitre près le tribunal de la Seine et expert-comptable liquidateur près la Cour d'appel de Paris, le tribunal civil et le conseil de préfecture de la Seine.

Conseiller général, maire de Cosne, Claude Goujat se présenta, sous l'étiquette radical-socialiste, aux élections législatives des 20 août-3 septembre 1893, dans la circonscription de Cosne. Il fut élu au deuxième tour de scrutin par 7.054 voix contre 5.407 à M. Boyer, rallié, 2.954 à M. Desmergès, collectiviste révolutionnaire et 1.254 à M. de Mauduit, conservateur, sur un total de 16.795 votants. Aux élections du 8 mai 1898, un seul tour de scrutin lui suffit pour triompher de son ancien adversaire, M. Boyer, par 8.860 voix contre 4.490, sur 17.501 votants. Mis en ballottage aux élections des 27 avril et 11 mai 1902, il l'emporta au second tour avec 9.544 suffrages pour 17.616 votants, contre 7.864 à son principal concurrent, M. Ménabréa. C'est également au second tour qu'aux élections des 8 et 20 mai 1906 il battit le même M. Ménabréa par 9.732 voix contre 7.721. A la Chambre, Claude Goujat s'intéressa tout d'abord à des questions fort variées, telles que la refonte du code civil et le sort des sinistrés de Montceau-les-Mines. Nommé membre de la commission du budget en 1901, il fut désigné comme rapporteur des crédits des services pénitentiaires et profita de cette fonction pour faire valoir, au niveau des prisons, l'idée de la laïcisation de l'Etat. Tous les grands thèmes de la gauche radicale d'alors : laïcité, scrutin de liste, impôt sur les gros revenus, revenaient dans la plupart de ses interventions. Mais cet ardent défenseur de la république démocratique et sociale était, avant tout, l'avocat de la petite propriété foncière. La cause des bouilleurs de cru lui était particulièrement chère et il la soutenait parfois jusqu'à l'emportement, ce qui lui valut, le 20 avril 1905, un assez vif accrochage avec Maurice Rouvier, alors président du Conseil et ministre des Finances.

Les élections législatives de 1910 marquèrent la fin de la carrière politique de Claude Goujat, qui dut céder son siège à M. Jousselin, industriel. Distancé au premier tour de scrutin, il fut battu au second, n'obtenant que 6.553 voix contre 11.149 à son adversaire.

Claude Goujat se consacra alors à sa profession de liquidateur judiciaire et d'expert auprès des tribunaux, avant de s'éteindre à l'âge de 81 ans, le 18 décembre 1926, dans son domicile parisien du Quai aux Fleurs.