Léon Guérin

1841 - 1901

Informations générales
  • Né le 21 mai 1841 à Vitry-le-françois (Marne - France)
  • Décédé le 21 octobre 1901 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Manche
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 21 octobre 1901
Département
Manche
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 21 mai 1841 à Vitry-le-François, mort le 21 octobre 1901, à Paris (8e).

Député de la Manche de 1893 à 1901.

Petit-fils d'un colonel baron de l'Empire amputé à Marengo, fils du général Achille Guérin, Léon Guérin fut naturellement attiré par la carrière des armes.

Engagé volontaire en 1860, il fut promu sous-lieutenant en mars 1864. Lieutenant au 57e de ligne au début de la guerre, il fut deux fois cité à l'ordre du jour pour sa brillante conduite aux batailles de Rezonville, Saint-Privat et Servigny. Il fut décoré en avril 1871 et nommé capitaine au choix en 1873.

Il fit la campagne de Tunisie et fut promu chef de bataillon en 1885.

A la mort de sa mère, Léon Guérin demanda sa retraite pour s'occuper de la gestion de ses propriétés. Il fut nommé en mars 1892 lieutenant-colonel commandant le 32e régiment territorial d'infanterie.

Désigné comme candidat par le comité républicain de Valognes pour remplacer M. de Lagorse qui ne se représentait pas, M. Guérin, dans sa profession de foi, déclara qu'il prendrait place au centre gauche.

Il fut élu pour la première fois en 1893 par 7.698 voix contre 6.269 au comte de Pongibaud et réélu en 1898 par 11.260 voix sans concurrent.

Inscrit à la gauche radicale, il fut tout naturellement membre puis vice-président de la commission de l'armée et rapporta à ce titre de nombreux projets notamment ceux relatifs à l'organisation des régiments de zouaves, de tirailleurs algériens, des troupes du génie ou des troupes coloniales.

Il participa également aux travaux de la commission des chemins de fer et intervint à plusieurs reprises à propos de l'établissement de lignes de chemins de fer.

Atteint depuis longtemps d'une grave maladie, il songeait à se retirer de la vie politique quand il mourut à l'âge de 60 ans, à Paris.

Il était officier de la Légion d'honneur.