Pierre-Paul Guieysse

1841 - 1914

Informations générales
  • Né le 11 mai 1841 à Lorient (Morbihan - France)
  • Décédé le 19 mai 1914 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 9 février 1890 au 14 octobre 1893
Département
Morbihan
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Morbihan
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Morbihan
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Morbihan
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Morbihan
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 mai 1841 à Lorient (Morbihan), mort le 19 mai 1914 à Paris.

Député du Morbihan de 1893 à 1910.

Ministre des Colonies du 4 novembre 1895 au 29 avril 1896.

Entré en 1860 à l'Ecole polytechnique, il fut à sa sortie placé dans le corps des ingénieurs hydrographes de la marine en 1863 et mis hors cadre en 1875 pour devenir répétiteur à l'Ecole polytechnique. Il se livra à d'intéressantes recherches sur les inscriptions hiéroglyphiques et les papyrus égyptiens et publia deux importants ouvrages intitulés, le premier Le rituel funéraire égyptien d'après le papyrus du Louvre et de la Bibliothèque nationale (1876) et le second Le papyrus funéraire de Soutîmes (1878). Il fit paraître de nombreux mémoires traitant d'égyptologie, d'astronomie, de mécanique, des études sur les marées, Etc. dans la Revue égyptologique, le Réveil des travaux égyptologiques, le Journal des mathématiques, La Nature. D'autres ouvrages, dus également à sa plume, traitent d'assurances sur la vie et de divers problèmes sociaux, tels Les retraites ouvrières, publié en 1905.

Ses travaux spéciaux le firent désigner comme titulaire de la chaire de philologie et antiquités égyptiennes à l'École des hautes études et il suppléa pendant une année M. Maspero dans son cours au collège de France.

Conseiller général de 1881 à 1889, il se présenta à la députation dans la 1re circonscription de Lorient aux élections générales de 1889. Il échoua avec un programme radical contre le comte Dillon. L'élection de ce dernier ayant été invalidée par la Chambre, il fut élu au second tour par 6.553 voix contre 6.080 à son concurrent conservateur, M. de Pluvié.

Au Palais Bourbon, il fut bientôt choisi comme président et rapporteur de la commission du travail ; il fit aussi partie de la commission d'enquête sur les faits relatifs au canal de Panama.

Réélu en 1893 par 7.235 voix contre 4.919 à M. Hostin, révisionniste catholique, directeur de la Croix du Morbihan, il fut ministre des Colonies dans le cabinet Léon Bourgeois, du 3 novembre 1895 au 29 avril 1896 et prit part, en cette qualité, à la discussion du budget des colonies pour l'exercice 1896.

Aux élections du 8 mai 1898, son mandat fut renouvelé par 9.303 voix contre 6.367 à M. Flornois, candidat de la droite, puis à celle de 1902, au second tour, par 7.642 voix contre 5.214 à M. Robaglia, nationaliste, et à celle de 1906, également au second tour, par 7.543 voix contre 4.934 à l'amiral Blanc.

Aux élections de 1910, il n'obtient que 4.662 voix contre 5.366 à M. Nail, maire de Lorient, qui le remplace à la députation.

Tout au long de ses cinq mandats législatifs successifs, il prit une part très active à toutes les discussions se rattachant à l'économie sociale. Membre de nombreux conseils ou commissions parlementaires ou extra-parlementaires, il fut notamment le rapporteur du projet de loi sur les retraites ouvrières et l'auteur de plusieurs propositions de loi ayant trait aux caisses d'assurances et de prévoyance.

Il soutint, aussi bien à la Chambre qu'en dehors de celle-ci la politique radicale et laïque. Au Palais Bourbon, il intervint à plusieurs reprises sur la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Président de la société des Bleus de Bretagne, il prit une part prépondérante à l'érection d'une statue de Renan à Tréguier et aux fêtes, d'un caractère particulier, auxquelles donna lieu son inauguration en septembre 1903. Dès que la question de la révision du procès Dreyfus fut posée, il fut l'un des actifs défenseurs de cette cause. Il fut choisi comme membre de la Ligue des droits de l'homme.

Vice-président du conseil supérieur de statistique et de la commission d'assurance et de prévoyance sociales, il fonda en 1891 l'Institut des actuaires français dont il devint le président. II fut d'autre part président de la société d'ethnographie.

Il mourut à Paris le 19 mai 1914, âgé de 73 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur,