Morrochco Harriague-Saint-Martin

1849 - 1905

Informations générales
  • Né le 8 octobre 1849 à Hasparren (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 18 août 1905 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Basses-Pyrénées
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 18 août 1905
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 octobre 1849 à Hasparren (Basses-Pyrénées), mort le 8 août 1905 à Paris (8e).

Député des Basses-Pyrénées de 1893 à 1905.

Propriétaire rentier, selon l'expression de cette époque, Harriague Saint-Martin était maire d'Hasparren et conseiller général lorsqu'il se présenta aux élections générales législatives de 1889, sous l'étiquette de républicain. Il fut battu mais obtint une importante minorité contre Labat, candidat bonapartiste.

Aux élections générales des 20 août et 3 septembre 1893, il fut élu dans la 2e circonscription de Bayonne, au premier tour, avec 5.342 voix sur 10.944 inscrits, 9.202 votants, contre 3.778 à Dihassary, prélat du pape et conservateur.

Aux élections générales du 8 mai 1898 il se représente sous la même étiquette, dans la même circonscription, et fut élu au premier tour par 7.881 voix sur 11.986 inscrits et 8.175 votants, sans concurrent. Aux élections générales du 27 avril 1902, il fut à nouveau réélu par 8.685 voix sur 12.452 inscrits, 8.957 votants, contre 30 voix à Morel.

Il devait être remplacé à son décès par Guichenné, avocat, conseiller général.

Dans sa profession de foi de 1893, rédigée en basque et en français, il résume ainsi un programme et des idées politiques modestes et à la mesure du corps électoral devant lequel il se présentait : « Tous mes efforts tendront à améliorer, dans la mesure de mes moyens, le sort des agriculteurs et à sauvegarder au mieux vos intérêts. Je crois inutile de m'étendre sur la question religieuse: vous savez le respect que je porte à tout ce qui touche la religion ; et je suivrai toujours la voie de paix et de conciliation que le pape lui-même a tracée. La loi militaire ainsi que la loi scolaire existent, mais je tiens à vous dire que je serai toujours partisan des réformes utiles et conformes aux véritables aspirations du pays ».

A la Chambre, il s'inscrivit au groupe des progressistes.

Il fut membre de diverses commissions, président du Xe bureau au cours de la 8e législature et rapporta plusieurs dossiers d'élections.

Il mourut au cours de son troisième mandat, le 18 août 1905 à Paris, à l'âge de 56 ans.