Louis Hémon

1844 - 1914

Informations générales
  • Né le 25 février 1844 à Quimper (Finistère - France)
  • Décédé le 4 mars 1914 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Finistère
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Finistère
Groupe
Progressiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 8 février 1912
Département
Finistère
Groupe
Républicain progressiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 janvier 1912 au 4 mars 1914

Biographies

Député de 1876 à 1885, né à Quimper (Finistère) le 25 février 1844, fils d'un professeur du collège de cette ville, il se fit inscrire au barreau de Quimper, fonda le premier journal républicain du département, le Finistère, et, bien que dispensé du service militaire, prit part à la défense de Paris dans un bataillon de mobiles bretons.

Porté sur la liste républicaine du Finistère, aux élections du 8 février 1871 à l'Assemblée nationale, il échoua avec 29,441 voix sur 76,088 votants ; mais il fut plus heureux aux élections générales du 20 février 1876, dans la première circonscription de Quimper, qui l'envoya à la Chambre par 5,219 voix sur 8,685 votants et 11,906 inscrits, contre 3,458 voix à M. Dumarnay, ancien représentant. M. Hémon siégea à la gauche républicaine, et fut des 363.

Réélu en cette qualité, le 14 octobre 1877, après la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 mai, avec 6,267 voix sur 9,780 votants et 12,537 inscrits, contre 3,506 voix à M. Bolloré, il reprit sa place à gauche, et soutint les cabinets républicains qui succédèrent au ministère de Rochebouët.

Il fut encore réélu, le 21 août 1881, par 5,549 voix sur 9,619 votants et 13,379 inscrits, contre 4,009 voix à M. Roussin. Il siégea à l'Union démocratique, soutint la politique coloniale et scolaire du gouvernement républicain, et parut quelquefois à la tribune, notamment en février 1885, pour parler contre le rétablissement du scrutin de liste. Ce scrutin lui fut en effet fatal : porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine du Finistère, il échoua avec 57,053 voix sur 121,966 votants.

Né le 21 février 1844 à Quimper (Finistère), mort le 4 mars 1914 à Paris (5e).

Député du Finistère de 1876 à 1885 et de 1889 à 1912.

Sénateur du Finistère de 1912 à 1914.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 332.)

Après son échec, avec toute la liste républicaine, en 1885, Louis Hémon retrouve la 1re circonscription de Quimper où il est élu facilement, le 22 septembre 1889, par 6.954 voix sur 11.788 votants contre 4.782 à Grilleau ; en 1893, il n'a plus d'adversaire et recueille 7.298 voix sur 8.595 votants ; en 1898, il retrouve un adversaire, Chabrol, 5.155 voix, mais compte 7.934 voix sur 13.174 votants ; en 1902, il est serré de plus près par un nouvel adversaire, Servigny, 6.959 voix, mais obtient 7.519 suffrages sur 14.550 votants ; en 1906, il est de nouveau seul en lice : 9.488 voix sur 13.013 votants. En 1910, un changement dans le découpage des circonscriptions électorales lui fait choisir la 3e circonscription de Quimper où il bat aisément Masson, 3.543 voix, avec 8.935 voix sur 13.390 votants.

Siégeant dans les rangs républicains, Louis Hémon, qui avait dit à ses électeurs : « ... je ne suis indifférent à aucun des intérêts de nos populations agricoles, ouvrières, maritimes. Elles peuvent compter sur mon dévouement dans l'avenir comme dans le passé », soutint fidèlement ce programme. Il fut en effet exclusivement le député de son arrondissement breton, défendant les intérêts des agriculteurs, des pêcheurs, de l'industrie sardinière. Il connut son heure de succès lorsqu'il prit la parole le 4 mars 1897 contre la validation de l'élection de l'abbé Gayraud, député de Brest, tonnant contre l'ingérence du clergé dans les élections : la Chambre décida l'affichage de son discours.

Le renouvellement sénatorial de 1912 lui ouvrit les portes de la Haute Assemblée. Elu le 7 janvier 1912, au second tour, par 661 voix sur 1.317 votants, il s'inscrit au groupe de l'union républicaine. Son passage au Sénat fut bref et il ne put que participer, en 1913, à la discussion d'une proposition de loi tendant à la protection des pêches maritimes.

Il meurt à l'âge de 70 ans, le 4 mars 1914, à Paris.



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